Faire taire la voix de la peur
Mes pensées & réflexions

Faire taire la voix de la peur

"Faire taire la voix de la peur" par Manon Godard

Je vous avais déjà parlé de la voix de la peur et du doute dans un précédent article ; cette petite voix qui nous freine, qui nous dit que nous ne sommes pas assez bien, que nous n’allons pas y arriver…

 

J’ai eu envie de vous en reparler car j’y ai été confrontée pas plus tard que ce matin.

 

J’avais un appel à passer – pas un appel obligatoire, mais un appel important pour mes projets personnels. Le téléphone et moi, nous avons une histoire très compliquée, mais au fil du temps notre relation s’apaise. Cet appel était nécessaire pour moi, mais dès le moment où j’ai su que j’allais devoir passer à l’action ma voix de la peur est arrivée : « Tu ne vas savoir dire ce qu’il faut », « Tu vas te ridiculiser », « Tu vas paniquer et bégayer », « On va se moquer de toi » etc… Bref, grosse montée de stress et de peur rien qu’à l’idée de passer ce coup de téléphone.

 

J’aurais pu me défiler, ne pas passer l’appel ou bien demander à quelqu’un de s’en charger pour moi. Mais j’ai décidé que non, que la Super-moi dont je vous parlais dans mon article de samedi n’aurait pas peur de téléphoner, encore moins pour des enjeux qui comptent autant pour elle.

 

Lorsque la voix de la peur veut nous empêcher d’agir, je trouve la technique du « au pire du pire » très efficace.

 

C’est tout simple : imaginer ce qu’il peut se passer de pire. Pour mon appel, au pire du pire la personne se serait moquée de moi et je lui aurais raccroché au nez : ça aurait été blessant pour moi et malpolie pour elle, mais d’une, ça n’aurait été ni grave ni insurmontable, et de deux, en étant réaliste ça aurait eu peu de chance de se produire.

 

La technique du pire du « au pire du pire » permet de prendre du recul sur la situation et sur nos peurs et de dédramatiser, ce qui aide à passer à l’action malgré les peurs.

 

Puis je suis passée à l’action, tout simplement.

 

Aucune de mes peurs ne s’est réalisé, je me suis très bien débrouillée et j’en suis ressortie très fière de moi : en passant à l’action malgré mes peurs, je me rapproche de ma Super-moi.

 

Notre voix de la peur nous murmure tous des mots qui nous freinent.

 

Je vous ai demandé sur ma page Facebook ce que la vôtre vous disait, et je remercie les personnes qui se sont confiées. J’ai envie de prendre du recul et de remettre cette voix de la peur à sa place : les peurs qui vont suivent sont les vôtres mais aussi les miennes.

 

« D’autres savent et font mieux que toi »

 

Il y a en effet de grandes chances pour que d’autres personnes exercent dans le même domaine que vous, et il est possible qu’elles soient plus loin sur le chemin que vous souhaitez suivre. D’accord, mais est-ce que ça doit vous empêcher de faire votre route ? Est-ce que ça vous empêche de progresser et d’un jour les dépasser ? Est-ce que, parce qu’il existe des auteurs reconnus, cela est inutile que vous écriviez le livre de vos rêves ? Est-ce que, parce qu’il existe des centaines de créateurs en France, cela vous empêche de vous faire votre place ?

D’autres peuvent être meilleurs que vous (encore que c’est très relatif…) mais personne ne peut être VOUS. Ne pas passer à l’action parce que d’autres font déjà ce que vous voulez faire, c’est privé le monde de VOTRE façon de faire, qui n’est comme aucune autre.

Vous évoluez sans cesse : même si certaines personnes en savent plus que vous, rappelez-vous que certaines en savent aussi moins, et ces personnes ont besoin de vous.

Au pire du pire, on va vous dire que X le fait mieux que vous : et alors ? Si certains préfèrent aller voir X, livre à elles, mais d’autres personnes ont besoin de vous et rien que de vous. Passez à l’action, prenez votre place !

 

« Tu n’en es pas capable, tu ne vas pas y arriver »

 

Ah bon ? Avez-vous des preuves ? N’avez-vous jamais rien réussi ? Je n’y crois pas. Je sais si j’en suis capable ou non seulement lorsque j’essaie. Ce matin je pensais que je n’arriverai pas à passer ce coup de fil, mais j’ai réussi. On ne sait ce dont on est capable que lorsqu’on passe à l’action, donc vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Au pire du pire, on essaye et on échoue : est-ce vraiment terrible ? L’ego en prendra à un coup, mais après ? Même si on échoue, cela ne nous rend pas incapable : on pourra choisir de ré-essayer encore jusqu’à y arriver, justement parce qu’on en ai capable. J’ai passé 2 fois mon permis de conduire et 2 fois mon diplôme, mais j’y suis arrivée.

Nous sommes entourés de choses incroyables qui n’existeraient pas si des personnes n’avaient pas essayées. Donnez-vous votre chance !

 

« Tu n’as pas la formation, tu n’as pas les compétences, tu n’es pas légitime »

 

La plupart du temps, les personnes qui ont peur de ne pas être légitimes, généralement parce qu’elles sont autodidactes, le sont pour des métiers où une formation n’est pas obligatoire : dans ce cas, en quoi ne pas avoir de formation vous empêche de passer à l’action ? Mettons la formation de côté : votre expérience aussi à de la valeur ! Votre expérience peut même être bien plus utile qu’un diplôme. Est-ce que dans ce que vous voulez faire on risque réellement de vous demander votre CV, est-ce que c’est vraiment ce qu’on voudra de vous ?

Et si vraiment ne pas avoir de formation est LE problème qui vous bloque, et bien réglez le problème : de quelle formation exactement avez-vous vraiment besoin, et comment pouvez-vous l’obtenir ? Quelles sont les compétences qui vous manquent ? Soyez précis, sinon vous passerez de formation en formation, en emmagasinant plein de connaissances tout en continuant de penser que vous n’avez pas ce qu’il faut.

S’il vous manque des compétences, au pire du pire vous ne pourrez pas faire ce qu’on vous demande : il vous suffira de vous excuser et d’admettre vos limites, la personne trouvera quelqu’un d’autre et vous saurez quoi améliorer de votre côté. Ayez confiance en vos capacités !

 

« Tu n’as pas d’argent, c’est trop risqué »

 

Est-ce que vous n’avez vraiment pas d’argent ? Pas du tout ? Ou est-ce que vous avez peur de le dépenser pour ce qui compte pour vous ? Est-ce que vous avez peur de vous tromper et que ce soit de l’argent perdu ?

Lorsqu’il s’agit d’argent, au pire du pire vous ne pourrez plus payer vos factures et remplir votre frigo, et vous vous retrouverez sans-abri ; est-ce vraiment ce qu’il risque de vous arrivez si vous faites cet investissement pour lequel vous hésitez ? N’avez vous pas des amis ou de la famille qui vous aideraient et vous hébergeraient si vous étiez en difficultés ? Ne seriez-vous pas capable de trouver une source de revenus pour vous éviter cette situation ? Faites-vous confiance, vous trouveriez une solution avant que ce soit trop difficile pour vous.

Quel que soit l’investissement pour lequel vous hésitez, prenez du recul et pesez le risque que cela vous mette réellement à la rue. Et à l’inverse, si vous faites cet investissement qu’est-ce que vous avez à y gagner ? Qu’est-ce qui a le plus de chance de se réaliser : que vous vous retrouviez dans la rue, ou que vous réussissiez ce qui compte pour vous ? Ça vaut le coup de se poser la question.

 

« Tu vas te ridiculiser, on va se moquer de toi et te juger »

 

Déjà, quoi que vous fassiez les gens le jugeront, que ce soit en bien ou en mal, alors quitte à être jugé autant que ce soit pour quelque chose que l’on veut vraiment faire ! Au pire du pire, le monde entier va se moquer de vous : quelles sont les chances pour que cela arrive vraiment ? N’y a-t-il vraiment personne qui va vous soutenir ? Même si une personne vous ridiculise, est-ce que ça va vous arrêter ? Allez-vous la laisser gagner et vous interdire d’être heureux ?

Vous ne passez pas à l’action parce que vous redoutez le jugement des autres, mais vous vous jugerez vous-même en ne passant pas à l’action. Pensez à vous en priorité, faites ce qui compte pour vous, et laissez les autres en penser ce qu’ils veulent : la personne la plus importante pour vous, c’est vous !

 

Écoutez ce que la voix de la peur vous raconte, mais ne le prenez pas pour vérité.

 

Prenez du recul et rationalisez la situation avec la technique du « au pire du pire ». Si derrière vos peurs, votre envie de passer à l’action est forte, alors ne laissez pas vos peurs prendre le dessus.

 

Quand vous passerez à l’action, il y a de très grandes chances pour que vous réalisiez que ce n’était pas aussi dangereux que votre voix de la peur voulait vous le faire croire.

Je vous envoie plein d’encouragements et de bonnes ondes ! 😘

 

PS : J’accompagne les femmes qui entreprennent ce qui leur tient à cœur, en mettant à leur service mes talents de graphiste-illustratrice. Je crée toutes sortes d’images pour que vous puissiez réaliser votre projet, cliquez ici pour voir mon book  : Book graphiste-illustratrice freelance

 



 
Vous avez aimé cet article ? Rejoignez ma newsletter !

Ma newsletter est un lieu plus confidentiel où je vous écris, vous récapitule mes derniers articles et vous informe de mon actualité. Vous serez au courant de tout !

Un e-mail de confirmation vous sera envoyé pour valider votre inscription. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien de désinscription ou en me contactant à l'adresse manongodard0@gmail.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.