"Je suis une introvertie qui entreprend" par Manon Godard
Mes pensées & réflexions

Je suis une introvertie qui entreprend

"Je suis une introvertie qui entreprend" par Manon Godard

Il y a quelques jours, je me suis retrouvée dans une soirée où nous étions 13 personnes en tout : un cauchemar pour moi, surtout que je m’attendais à une petite soirée « entre nous » et surtout pas à me retrouver avec des inconnus. Du coup, j’ai passé la soirée mal à l’aise, repliée sur moi-même, à éviter les conversations.

 

Je ne suis pas à l’aise au milieu d’inconnus.

J’ai beaucoup de mal à aller vers les autres et à poser des questions dans ce genre de situation. Le fameux « small talking » censé combler les vides, ce n’est pas fluide pour moi ; parce que si je suis honnête avec moi-même, je ne m’intéresse pas vraiment à la personne en face de moi, je n’ai pas décidé de la découvrir, je me retrouve juste « coincée » avec elle et la politesse veut qu’on se pose des questions « vides ». En tout cas, c’est comme cela que je le ressens. Et si on me bombarde de questions, je me sens très vite agressée dans ma sphère personnelle et je me retranche d’autant plus.

 

Voir du monde me prend de l’énergie.

Si ce sont des inconnus, ça va carrément me pomper mon énergie et m’épuiser. Mais même si ce sont des gens que j’aime, j’ai besoin de temps où je me retrouve. J’ai des proches qui peuvent voir du monde pendant plusieurs jours de suite, inviter des personnes différentes chaque soir de la semaine, ça leur fait même du bien ; pour ma part, si je vois des gens différents trois jours de suite c’est déjà voir beaucoup de monde à mon échelle, et j’aurais besoin de me retrancher un peu pour me recharger. J’aime passer du temps avec les gens que j’aime, mais passer du temps seule me fait également beaucoup de bien, et j’en ressens le besoin.

D’ailleurs dans son livre « Cultiver son réseau quand on déteste réseauter » (qui est très déculpabilisant pour les introvertis) Devora Zack explique très bien ce besoin :

 

Sans moment de solitude, [les introvertis] ont l’impression de manquer d’air. Sans « temps à soi », un introverti risque de souffrir d’un manque de concentration, de déséquilibre, d’épuisement, d’irritabilité. Il n’aura plus de réserve d’énergie.

Alors qu’à l’inverse, je connais des extravertis qui ont le besoin d’être en contact avec des gens très régulièrement, voire même d’en voir tous les jours. Voir du monde leur donne de l’énergie, alors qu’à l’inverse je fatigue rien que de l’imaginer 😅

 

Pendant longtemps j’ai été honteuse d’être comme cela.

En voyant ma sœur qui voit du monde très souvent et qui arrive facilement à aller parler à n’importe qui, même un inconnu, je me disais que c’était comme cela que je devrais être, que c’était « la norme ». D’ailleurs c’est ce qu’on nous répète dès l’école : « Tu devrais participer plus » etc… Lorsque quelqu’un mange seul dans son coin, on se dit que c’est parce qu’il est timide, qu’il n’a personne avec qui partager son repas, qu’il fait de la peine… alors que la solitude peut tout simplement lui faire du bien et il peut avoir choisi avec plaisir de manger seul.

Je me suis aussi sentie plusieurs fois en décalage en échangeant avec un extraverti, parce qu’on ne fonctionne pas de la même façon ; dans ces cas-là, j’avais tendance à penser que c’était moi le problème. Dans notre société, on valorise l’extraversion, du coup je vivais mal d’être comme je suis.

 

Puis j’ai compris qu’être introvertie n’était pas une tare, que c’était un atout si je le décidais.

Plutôt que les conversations de surface, ce que j’aime ce sont les relations privilégiées et authentiques. Je ne suis pas une championne du « small talking », en revanche je sais écouter les gens avec attention et m’intéresser vraiment à ce qu’ils me racontent. Si je pose des questions, c’est que la réponse m’intéresse. J’aime écouter la personne et la découvrir, pas seulement en surface.

Pour mon travail c’est un atout : plusieurs fois j’ai su « lire » en la personne plus que ce qu’elle me disait, j’ai su cerner sa personnalité et ses attentes grâce à mon écoute et mon observation. M’intéresser en profondeur à quelqu’un, c’est le meilleur moyen pour moi de l’aider.

Je profite aussi des moments de solitude pour être efficace et créative : travailler chez moi seule, c’est idéale pour mon énergie.

 

Je ne suis pas fermée à l’autre, mais mon ouverture vers l’autre dépend beaucoup des circonstances.

Si je suis dans un groupe, j’écouterais et j’observerais beaucoup plus que je ne parlerais. S’il y a des inconnus, je ne vais pas chercher la conversation, je vais au contraire chercher à ce qu’on me laisse en paix. Mais si je suis dans un contexte où je me sens à l’aise et où je peux « respirer », je serai ouverte à la discussion.

Par exemple, j’ai eu l’occasion de rencontrer une de mes clientes, nous nous sommes retrouvées en tête-à-tête, dans un lieu où je me sentais bien et la rencontre s’est merveilleusement passée ; très vite je me suis sentie à l’aise et j’ai été totalement moi-même. Nous nous sommes revues par la suite et ça a été à chaque fois un excellent moment pour moi.

 

Du coup, pour mon activité je fais en sorte de réunir les meilleurs circonstances pour moi !

C’est entre-autre pour cela que j’ai décidé de privilégier les échanges par mail plutôt que par téléphone : par téléphone, un extraverti va avoir tendance à se disperser et à partir dans tous les sens alors que j’aime aller à l’essentiel, et si je veux prendre le temps de réfléchir (en tant qu’introvertie, j’aime réfléchir avant de parler) cela donnera le blanc tant redouté que mon interlocuteur ou moi nous sentirons obligés de combler, du coup pas le temps de réfléchir et je déteste ça !

D’ailleurs je fonctionne de la même façon en étant de l’autre côté du miroir : lorsque je cherche un prestataire, si les échanges sont possibles exclusivement par téléphone ce sera éliminatoire pour moi.

Toujours dans son livre cité plus haut, Devora Zack écrit que les extravertis ont des boîtes vocales pour ne jamais rater un appel, alors que les introvertis ont des boîtes vocales pour ne jamais répondre au téléphone – moi ça me parle, et vous ? 😉

 

Je prends aussi beaucoup de temps pour moi, en solitaire.

Déjà petite j’aimais faire des activités seule dans mon coin. C’est dans ces moments-là que je vais être créative, que je vais pouvoir me concentrer et être efficace. Je respecte mon rythme ; si j’ai trop d’interactions sociales en trop peu de temps, je vais avoir besoin de me retrouver seule. C’est comme ça, et ça n’a rien à voir avec les autres : je ne rejette pas les gens, je respecte juste mes besoins.

 

Pour moi, être introvertie n’est pas un frein à mon activité.

On peut croire que pour entreprendre il faut se mettre en avant, aller vers les autres, s’imposer dans des discussions, passer beaucoup de temps avec des gens etc… Mais ce qui fonctionnera pour un extraverti pourra épuiser un introverti. Chacun sa recette !

Je crois que l’on attire vers nous les personnes qui nous ressemblent, et par extension je crois qu’en respectant ma nature et mes besoins j’attire des gens qui les respecteront également. Peut-être êtes-vous une introvertie, vous qui me lisez ? Si c’est le cas, j’imagine que c’est rassurant de savoir que l’on a affaire à quelqu’un qui nous ressemble et nous comprend 🙂 Lorsque je cherche un prestataire, c’est très important pour moi qu’il respecte ma nature et qu’il ne me brusque pas.

 

Je suis une entrepreneuse introvertie qui respecte sa nature. Et vous, plutôt introvertie ou extravertie ?

 

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37 commentaires

  1. Merci Manon pour cet article qui me conforte dans l’idée que je suis « normale » … Encore parfois je me dit qu’il me faudrait être moins sauvage,plus sociable, que je devrais voir plus de monde mais l’idée de rencontrer des inconnus me fatigue à l’avance: je n’aime pas les relations superficielles. En revanche je pense être bienveillante et les personnes qui m’entourent apprécient mon écoute sincère. J’aime la solitude cela me ressource. Et autre point avec commun avec vous et les autres introvertis, je suis commerçante et adore ma clientèle !!!
    Encore merci Myriam

    1. Manon Godard says:

      Merci pour votre commentaire Myriam. Bien sûr vous êtes normale, et en vous lisant on ressent de belles qualités en vous !!

  2. alexandre says:

    Merci pour cet article !

    Mes amis et collègues ne comprennent pas pourquoi je DOIS être seul pendant ma pause déjeuner ou alors que je ne souhaite pas sortir car je préfère rester seul pendant plusieurs heures / jours.

    J’ai bien évidement plusieurs amis trés cher mais pour les autres j’ai souvent l’impression de porter un masque tellement je dois faire d’efforts pour me sociabiliser. Et pourtant mon travail m’amène à manager plusieurs dizaines de personnes et à assister à d’interminables réunions chaque jour 🙁 (parfois c’est l’enfer mais je me dis que c’est un mal nécessaire pour moi)

    Ma femme semble être la seule à vraiment me comprendre au final. Un grand merci à elle ! 🙂

    1. Manon Godard says:

      Je comprends tellement ce besoin d’être seule pour déjeuner ; pendant mes études j’ai eu toute une période où je mangeais seule le midi, par choix et plaisir, c’était mon moment à moi. Mais lorsque des amies l’ont su, elles ont décidé de me rejoindre pour que je ne sois plus seule : ça a totalement gâché ce moment, au lieu de me recharger cela me prenait de l’énergie. Lorsqu’on voit une personne de seule j’ai l’impression qu’on a naturellement pitié pour elle, alors qu’au contraire ça peut être très agréable pour la personne en question.
      Je suis heureuse pour vous que vous soyez entouré d’amis proches et de votre femme qui comprennent et acceptent votre nature 🙂

  3. Heureusement qu’il n’y a pas que les extravertis qui montent leur entreprise ! En lisant cet article, je n’ai pas arrêté de me demander où je me situais… Timide quand j’étais enfant, je n’allais pas trop vers les autres. Jeune adulte, j’avais encore beaucoup de mal à aller dans un endroit ou je ne connaissais personne ( par exemple aller dans une association sportive pour la première fois, quel stress !) . Toutefois, le cap des premiers moments passés, ça allait. Le téléphone, tant que je pouvais éviter… Et aujourd’hui, j’arrive, petit à petit, à aller vers les autres, quand je ne connais pas. Ca n’est pas devenu facile pour autant, mais si je veux me faire connaître, je dois en passer par là. Et au final, à chaque fois que j’ai réussi, je suis contente de me dire « je l’ai fait ! » En tout cas je te rejoins : les soirées ou il y a du monde, on parle avec tout le monde et personne, et du coup on repart sans savoir vraiment comment les gens vont ! pour cela, rien de mieux qu’un tête à tête…

    1. Manon Godard says:

      Lorsqu’on dépasse une peur c’est toujours une grande fierté, ce dire « je l’ai fait, j’ai réussi ! » 🙂 Je préfère aussi les tête-à-tête ou les petits commités, pour moi ce sont les meilleures conditions pour avoir des échanges enrichissants.

  4. Laetitia says:

    Bonjour,
    Je dois dire que j’ai énormément apprécier votre article.
    On ne peut pas dire que je vive mal le fait d’être introvertie. Déjà dans la famille je suis connue comme la sauvage, celle qui ne donne pas vraiment de nouvelles et cela depuis le début de l’adolescence je crois.
    J’ai rapidement pris conscience que m’intégrer et rentrer dans le moule ne m’intéressait pas.

    Alors oui, je passe pour une femme trop timide et avec un sale caractère.
    Mes collègues n’apprécient pas que je ne m’intéresse pas à leur vie privée, que je ne leur raconte pas la mienne. Je n’ai même pas envie de leur parler parfois pendant une semaine entière. Il parait que mon plus gros défaut est le manque de communication…
    Pourtant je travaille dans le domaine de la santé et lorsque je me retrouve seule avec les patients, c’est bien là que je me révèle sous mon vrai jour. De vraies discussions où je n’ai pas besoin de faire semblant de m’intéresser à l’autre. Et c’est souvent dans ces moments là que les gens se confient à moi ou se laissent plus facilement aller. Ce sont pourtant des inconnus, mais dans ces moments là je sais que mon rôle est de les rassurer et de les accompagner.

    Etre introvertie n’a jamais été une tare comme vous le dites, il faut seulement trouver sa voie et la meilleur façon d’en faire une force.
    Et puis ceux qui ne sont pas satisfait n’ont qu’à se contenter de leur petites conversations vides et inintéressantes et nous laisser tranquilles.

    1. Manon Godard says:

      Merci beaucoup pour votre commentaire Laetitia ! Votre expérience me parle, lorsque j’ai travaillé dans une structure « normale » (avec des collègues etc… contrairement à maintenant où je travaille de chez moi) je restais dans mon coin, ne m’intéressais pas à mes collègues et ne me dévoilais pas : pour moi, il y a un côté hypocrite à s’intéresser aux autres simplement par « conventions » je dirais, à faire semblant. Je trouve très belle la relation privilégiée que vous avez avec vos patients et le bien que vous leur apportez ! Pour moi, c’est justement ces échanges authentiques qui sont les plus riches.

  5. La bienveillance sur chacun, depuis l’enfance, est essentielle, quelles que soient ses attitudes. Ce qui ne veut pas dire tout tolérer.

    L’extraverti étant plus visible que l’introverti, et diffusant autour de lui une forme (une illusion) d’énergie visible, c’est un profil sur lequel a été posé une image positive.

    Dans les faits, les introvertis sont bien plus nombreux que les extravertis, mais moins visibles, et moins enclins à conjuguer leurs énergies en s’associant.

    L’essentiel est que chacun soit en accord avec soi-même, et construise autant sa propre vie, qu’un chemin commun, chacun a sa manière.

    Un grand solitaire.

    1. Manon Godard says:

      Merci Luc pour ce message plein de bienveillance auquel j’adhère totalement !

  6. Magnifique billet! Je peux mettre enfin un mot sur ce que je suis. Je pensais ne pas être normal en étant pas à l’aise lors de réunion de groupe ou avec des personnes inconnus, mais en faite j’ai juste besoin de temps pour m’habituer aux gens qui m’entourent.
    J’aime l’intéraction sociale et par moment ça me manque le contact des gens, mais j’ai besoin de mon temps à moi seul.

    Merci pour mettre des mots sur ce que l’on est.

    1. Manon Godard says:

      Merci beaucoup Carl ! Extraverti, introverti, nous sommes tous normaux avec chacun notre fonctionnement 🙂 Je trouve que l’on grandit avec l’image justement de « C’est normal de vouloir toujours être entouré et d’avoir plein d’interactions sociales, c’est comme cela qu’il faut être » mais lorsque j’ai compris que non, qu’on avait un fonctionnement naturel pour nous qui peut ne pas correspondre à cet « idéal » qu’on nous vend, je me suis sentie libérée.

  7. Merci pour cet article.
    Une introvertie qui se reconnait et ça fait du bien.

    1. Manon Godard says:

      Avec plaisir Séverine, merci de m’avoir lue et laissé un mot !

  8. Coucou Manon ! Je me reconnais tellement dans ton article =) Je suis actuellement chaque jour entourée d’inconnus (j’ai été tirée au sort pour être juré aux Assises…) et je vois une énorme différence entre moi et le reste du monde, c’est juste flagrant ! Il y a quelques temps de ça je l’aurais très mal vécu mais aujourd’hui j’ai compris que c’était ma personnalité et que c’était comme ça. Après avoir beaucoup observé les premiers jours, j’ai fini par réellement m’intéresser à quelques personnes et à moi ça me convient.
    Bon week-end =)

    1. Manon Godard says:

      C’est important de respecter sa personnalité, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire pour moi l’extraverti n’est pas « le bon » et l’introverti « le mauvais », du coup aucune raison de se sentir mal en étant l’un ou l’autre 🙂 Je me reconnais beaucoup dans tes mots : observer d’abord pour ensuite se rapprocher des personnes qui nous intéressent.

  9. Je me reconnais tellement !
    Merci pour cet article très intéressant.
    Xo Malvina

    1. Manon Godard says:

      Avec plaisir Malvina, je suis heureuse qu’il te fasse écho !

  10. C’est drôle parce qu’à la lecture de ton article, j’ai l’impression d’être une extravertie introvertie 😀 J’alterne les phases où j’ai besoin d’être complètement seule pour me retrouver et celles où je suis heureuse de découvrir des personnes que je ne connais pas 🙂 chacun son caractère et je crois que c’est important de l’accepter si l’on veut travailler en étant soi et réussir ! Merci pour ton partage d’expérience ! Très belle soirée

    1. Manon Godard says:

      Totalement d’accord avec toi, s’accepter est primordial pour réussir en étant toi ; c’est même la première étape pour être soi 😀

      1. Wahouu, je viens de voir que tu es sur le Huffington Post pour cet article 🙂 Un très grand bravo !

        1. Manon Godard says:

          Merci beaucoup Manon !!

  11. Hello,
    Je me retrouve tellement dans cet article.. je suis également une introvertie et je ne supporte pas me retrouver au milieu d’inconnus (surtout lorsque ce n’était pas prévu). Cela m’est souvent arrivé, et je ne pouvais décrocher un seul mot.. c’est gênant pour moi, mais aussi pour les autres.
    Ce week-end, je participe à un start-up week-end.. je compte sortir de ma zone de confort, mais j’appréhende déjà le fait de devoir ALLER vers les autres de moi-même. Je n’arrive pas à être spontané dans ces moments là !
    Mais je suis contente de voir que l’on peut entreprendre tout en étant introvertie, ça rassure tout de même !
    A bientôt,
    Claire

    1. Manon Godard says:

      « C’est gênant pour moi, mais aussi pour les autres », ça me parle tellement ! Si on est dans un état de malaise, les autres le ressentent, ce qui accentue notre malaise, et hop : cercle vicieux !
      Bravo à toi pour ta participation à un start-up week-end et pour ta décision de sortir de ta zone de confort 😀 Je te souhaite que ce soit une belle expérience dont tu sortiras enrichie et fière de toi !

  12. Cet article fait caisse de résonnance chez moi. Je me reconnais sur pas mal de choses maintenant j’ai toujours considéré cela plutôt comme de la timidité mais en te lisant je pense que je suis « juste » introvertie. Je suis aussi mal à l’aise en soirée quand je ne connais pers, mal à l’aise aussi au téléphone, Je n’ai jamais le besoin d’aller vers les autres. Je ne m’intéresse pas vraiment à eux mais virtuellement c’est tout le contraire. C’est vraiment paradoxale.

    1. Manon Godard says:

      Être introvertie peut être couplé avec la timidité – pour ma part je pense que j’ai aussi une part de timidité 🙂 Je connais aussi des extravertis qui sont timides ; par exemple ils vont être toujours avec des gens et avoir plein d’activités sociales, mais lorsqu’il va s’agir de parler devant un public ils seront mal à l’aise.

  13. Même si j’aime voir du monde, je suis quelqu’un qui a énormément besoin de moments à moi, quitte à être seule.
    En soirée après, je parle assez facilement avec tout le monde, les inconnus, les connus, mais je sais que la soirée finie, je suis bien contente de retrouver mon petit chez moi et de passer les jours suivant tranquille à dessiner, sortir dans la nature et boire du thé ( ← le résumé de ma vie hors du travail ahah). Je suis un mélange des deux je pense …
    Je comprends les deux parties en tout cas. Je sais que je dis souvent ça, mais je suis un peu trop bisounours sur les bords et très (trop ?) respectueuse de chacun. Comme je dis à chaque fois, « fais ce que tu veux, sois comme tu veux, mais ne fais pas ch**r les autres XD
    Et puis comme tu dis, on apprend mieux à découvrir une personne quand on est en comité réduit. Je préféré à la limite chaque jour voir une personne seule et en profiter, plutôt que 20 d’un coup lors d’une soirée !

    1. Manon Godard says:

      Dans son livre, Devora Zack appelle les personnes entre-deux les « centrovertis », et elle explique que ce n’est pas anormal de se retrouver dans des traits de caractères des deux côtés ; le monde n’est pas noir ou blanc, il est plein de nuances 🙂 « Fais ce que tu veux, sois comme tu veux, mais ne fais pas ch**r les autres », voilà une super devise !

      1. Ah je ne connaissais pas ce terme ! Et il me plait bien ! 😀
        Oui, un peu fleurie, mais c’est un peu un de mes mantras ahah

  14. Wow… Je me suis reconnue de la première à la dernière ligne. Comme toi, j’aime travailler seule. Enfant, j’étais souvent moquée, stigmatisée, culpabilisėe parce que je ne parlais pas beaucoup, et pas seulement par les autres enfants… Par ma famille aussi! Et quand mon petit frère, un vrai extraverti, est arrivé, ça a été pire: c’était lui que les amis de mes parents gâtaient et invitaient à des sorties, et on me laissait dans un coin. J’en ai d’autant plus souffert que j’avais le sentiment d’être comme ça à cause, justement, de l’éducation que j’avais reçue : ne bouge pas de là et sois sage… Les enfants ne parlent pas à table, à moins qu’un adulte ne les y invite… Etc. Et, grâce à ton article, je comprends mieux pourquoi aujourd’hui j’impose les mails à mon entourage plutôt que le téléphone !

    1. Manon Godard says:

      Je trouve regrettable le rejet et la souffrance que tu as vécus à cause de ton introversion, comme si c’était quelque chose de mal, un défaut à te reprocher. Ton expérience rappelle combien la société impose inconsciemment l’extraversion comme « la bonne chose » alors que, introverti ou extraverti, chacun à ses atouts et ses désavantages, il n’y en a pas un de bon et l’autre de mauvais.

  15. A 100% introvertie ! C’est tellement rassurant de voir un autre témoignage sur le sujet. On se sent moins seule d’un coup. Moi aussi voir du monde me fatigue énormément et pourtant je bosse dans un poste d’accueil haha Je ne suis pas non plus celle qui va commencer une conversation ou si je le fais c’est vraiment avec mon entourage très proche.

    Bisous 🙂

    1. Manon Godard says:

      On est bien plus nombreuses qu’on le croit, mais nous sommes aussi plus discrètes peut-être 🙂 En travaillant dans un poste d’accueil est-ce que tu arrives à gérer ton énergie et à ne pas être « vidée » par les autres, as-tu réussi à trouver ton équilibre ?

  16. C’est en effet très rassurant de voir que d’autres personnes sont comme moi ! Je me suis souvent mise la pression en me forçant à faire la causette et à paraître extravertie pour qu’on m’accepte, parce que je pensais qu’il fallait être comme ça. Mais au final, je ressortais épuisée et insatisfaite, je n’avais rien retiré de ces échanges creux. Souvent on me dit que je suis froide, mais c’est juste que je n’aime pas parler pour ne rien dire et pour faire comme tout le monde. Chacun son rythme, son ressenti.

    1. Manon Godard says:

      Ton expérience me parle, cette pression d’aller contre sa nature pour être « normale », de devoir se forcer… Mais comme tu le dis, c’est très vite lassant et épuisant si on préfère les discussions profondes aux échanges creux. Comme tu parles au passé, j’imagine que désormais tu acceptes cette facette de toi et que tu la respectes, et ça me ravie pour toi 🙂 Bravo !

  17. « les extravertis ont des boîtes vocales pour ne jamais rater un appel, alors que les introvertis ont des boîtes vocales pour ne jamais répondre au téléphone »
    Haha, j’adore, totalement ça!
    Je suis une grande introvertie également, je n’aime vraiment pas me retrouver en pleins groupes d’inconnus, on m’a déjà invité à un déjeuner d’entrepreneures mais même si j’adore l’entrepreneuriat, je ne veux pas me retrouver au milieu d’un groupe où je ne connais personne qui me soit proche…

    1. Manon Godard says:

      Merci pour ton partage d’expérience ! Ça me fait écho ; au milieu d’un groupe je ressens le besoin d’avoir des « attaches », si ce ne sont que des inconnus je vais chercher à être la plus invisible possible pour qu’on ne vienne pas m’interpeller. Mais les mêmes personnes dans un contexte plus intime pourraient donner lieu à de super échanges ; c’est les conditions qui sont bénéfiques ou non 🙂 Souvent j’apprends à connaître les gens quand les conditions sont plus ‘confidentielles’, en tête-à-tête ou très petit commité, loin du brouhaha du groupe.

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