29 Mar. 2023

Confidence #10 • Ôde à la lenteur

Il y a quelques jours, l’une d’entre vous m’a remerciée pour ma vision du « aller à son rythme », même lorsque celui-ci est lent (Si tu te reconnais, je te remercie encore pour ton mot).

Ce n’est pas la première fois qu’on me remercie pour cette autorisation (recommandation même !) que je partage, à s’écouter et respecter son énergie ✨ C’est une thématique qui me tient d’autant plus à coeur depuis que je suis devenue maman – parce que si on tire trop sur l’élastique, il casse.

En parallèle, plusieurs mentores que je suis sur les réseaux sociaux mettent en avant la vitesse, dans leurs offres et dans leur communication. Le côté « Que les choses bougent vite ! ».

Bien sûr, chaque personne trouvera ce qui est juste pour elle. Mais, pour celles qui ont besoin de l’entendre, j’avais envie de déposer par ici comment je vois les choses aujourd’hui…

Si on est en sprint constant, on va super vite, certes… mais combien de temps allons-nous tenir avant de nous effondrer complètement ?

Ne vaut-il pas mieux rester en marche, plus ou moins rapide, et avancer durablement ?

Certes, on aimerait des résultats rapides – vite, vite vite !
Mais alors, dans quelle énergie vibrons-nous ?
Si nous étions sûrs à 100% d’avoir les résultats, est-ce que l’on se presserait de la sorte ?

Alors j’entends le côté « La vie est courte, elle peut s’arrêter demain, on n’a pas le temps ».

C’est vrai, le temps ne se rattrape pas et notre vie est à durée limitée. Mais se mettre la santé physique et/ou mentale en vrac ne sert personne, que ce soit aujourd’hui ou demain.

J’aime l’idée qui dit, en substance :
Vis chaque journée comme si c’était la dernière, et vis ta vie comme si tu allais vivre 100 ans.

En gros, ne flambe pas toutes tes économies ou ta santé sur un coup de tête en mode « La vie n’a aucune importance, ça peut s’arrêter demain, on s’en fout ! » ; chaque journée, construis celles qui suivront. Tes habitudes d’aujourd’hui impactent la personne que tu seras dans 5, 10, 30 ans.

Et en même temps, chaque journée est importante en elle-même et mérite d’être vécue en conscience de la plus belle des façons possibles dans l’instant – parce que, en effet, ce peut être la dernière.

Pour revenir sur cette idée d’avoir des résultats rapides, côté business on entend souvent dans « avoir des résultats » => « avoir clients et/ou de l’argent ».

Mais, le plus sain serait-il de créer en quelques semaines un business qui génère des millions (comme nous le promettent les publicités Instagram « 5 jours pour faire ton premier lancement à 6K » qui me sortent par les yeux…) ou bien de créer, briques par briques, les conditions pour recevoir ET gérer cela de manière durable, dans un business qui te fait du bien dans le temps ?

J’en parlais dans mon épisode de podcast « La frénésie de l’entrepreneuriat », aujourd’hui je suis partisane de la lenteur car je l’associe à la douceur et au durable.

Alors attention, ça ne veut pas dire que ça DOIT prendre du temps, être long etc…
… simplement, que ça PEUT prendre du temps, et que c’est okay. Ça ne veut pas dire que tu as un problème.

Aussi, il y a des personnes qui, en allant vite, se rendent comptent après coup qu’elles ne peuvent pas tenir la distance, ou bien qu’elles se sentent en insécurité où elles se trouvent désormais, car elles n’ont pas eu le temps d’ancrer les choses en profondeur. À vouloir aller vite, elles n’ont pas respecté LEUR rythme.

Certaines choses nous demandent une transformation intérieure, et cette transformation demande le temps qui lui est nécessaire.

Je repense à ma transition vers le véganisme ; une fois ma décision prise, elle s’est actée pas à pas, à mon rythme. Je savais que c’était la bonne façon de faire pour moi, afin que ce changement soit ancré en profondeur et définitif. Si j’avais tout changé du jour au lendemain, j’aurais atteint mon « résultat » plus vite, oui ; mais j’aurais peut-être plus facilement « rechuté » et fais marche arrière.

Pour autant, certaines personnes réussissent à changer les choses du jour au lendemain ; l’idée n’est pas de dire qui a « la bonne façon de faire », mais de rappeler qu’il y a plusieurs façons, et que la tienne n’est pas mauvaise. Vite ou lentement, tu avances.

De la même façon, l’idée n’est pas de dire « Sprinter c’est forcément mal, il faut marcher ! ». Mon intention ici est plutôt de rappeler que la lenteur n’est pas un problème en soi.

Je pense que ces moments de « lenteur » sont essentiels. Ce sont les moments de respiration entre deux sprints. Ceux qui permettent de respirer, de récuperer, pour mieux repartir – sans s’époumoner complètement, justement !

C’est peut-être dans ces moments, où il semble ne rien se passer – ou trop peu – que le travail de fond se passe…

Je partageais récemment à une cliente l’image du potager en hiver, recouvert de feuilles mortes et dans lequel il ne semble rien se passer ; si on regarde sous la terre, c’est en réalité grouillant de mouvement ! Mouvement essentiel pour préparer la terre, et créer un terreau fertile pour que les plantes poussent bien.

Alors ralentis si tu en ressens le besoin.
Marche doucement, si c’est juste pour toi.
Élance-toi et cours, si tu en ressens l’élan.
Écoute ton rythme, et autorise-toi à le suivre ✨

Pour conclure, j’avais toujours entendu « Rien de sert de courir, il faut partir à point »

… mais l’autre jour, dans un des livres de ma fille, j’ai découvert cette version-ci que je n’avais jusqu’alors jamais entendue :

« Rien de sert de courir, il faut ARRIVER à point. »

C’est à priori une erreur, mais pour autant j’aime beaucoup cette version-là 😉

 

Merci pour ta lecture ❤

Manon

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