Peur du manque le retour

J’ai envie de te parler d’une thématique qui m’est revenue sous différentes formes et dans différentes situations cette semaine – ce n’est pas par hasard !

Je me la suis prise en pleine face en début de semaine, alors que je ne m’y attendais pas. Le déclencheur ? L’arrivée de mon assistance, et la pression de me dire que j’aurais désormais deux personnes à payer : elle, et moi.

 

C’est alors qu’elle est revenue sans crier gare : ma peur du manque.

 

Celle qui a commencé à me souffler « Tu ne vas pas y arriver, tu n’auras pas assez d’argent, tu vas devoir te sacrifier et ne pas te payer pour la payer elle ; et même qu’en fait tu ne pourras payer personne, mouhahaha ! » – oui, je l’imagine comme un petit diablotin qui veut me monter la tête en me faisant peur.

J’en rigole maintenant, mais lorsque je me suis pris la vague je n’en menais pas large ; j’ai vraiment ressenti une montée d’angoisse et le « Comment je vais faire ?!? ».

Alors que concrètement, TOUT VA BIEN.

C’est ce qui me frustre le plus vis-à-vis de ma peur du manque : tout va toujours bien. A chaque fois qu’elle vient me faire un coucou, je panique, je flippe, j’angoisse, j’imagine les pires scénarios catastrophes. Et au bout du compte, tout va toujours bien.

 

Je projette le manque, je ne le vis pas.

 

C’est quelque chose de commun à beaucoup de peurs : on les imagine, on les redoute, mais souvent elles ne deviennent pas réelles. On a peur d’histoires fictives qu’on se raconte à nous-même.

Du coup cette semaine j’ai pris du temps pour rassurer et apaiser la part de moi qui a peur, pour lui rappeler de tout va bien, que tout a toujours été bien, et que tout ira bien ❤

Ce qui m’a pas mal déstabilisée sur le moment, c’est que bon sang, je l’ai déjà vue, revue et re-revue des dizaines de fois cette peur du manque ! Une part de moi était en colère contre moi-même, en mode « Après tout le travail que tu as fait sur toi, tu en es encore là, sérieusement ?! ». J’ai eu l’impression de faire un bon en arrière 😅

Timing parfait, cette semaine avait lieu l’appel avec mon mastermind, et j’ai envie de te partager quelques perles de mes consœurs entrepreneuses :

 

« Ce n’est pas un retour en arrière : c’est la preuve d’un pas en avant. »

 

Certes, la peur du manque m’est apparue de nombreuses fois, depuis mes débuts d’entrepreneuse et même avant. Cependant, qu’elle revienne cette semaine ne signifie en rien que je repars de zéro : à chaque nouvelle étape, des peurs se transforment et reviennent sous une nouvelle forme. D’une certaine façon, lorsque tu changes de niveau tes peurs changent de niveau elles-aussi.

Ici, si la peur du manque me revient, c’est parce que j’ai engagé une assistante : on parle quand même d’un sacré pas en avant, n’est-ce pas ?

Qu’elle revienne est la preuve de mon évolution, de ma sortie de zone de confort, et ça c’est chouette 😁 (même si c’est inconfortable !)

 

« Le vide est rempli de plein. »

 

La peur du manque est liée à la peur du vide, du rien ; on voit cela comme un danger. Pourtant, on peut porter un regard différent sur le vide : c’est un espace rempli de possibilités, d’illimité ✨

On peut voir une feuille blanche comme une angoisse, ou comme un espace de création.

En accueillant le vide, on accueille tout ce qui peut le remplir, tous les possibles et les miracles. C’est un peu comme lorsqu’on fait du tri pour se détacher de l’ancien et accueillir le nouveau 😊 Le fameux « Créer l’espace pour recevoir encore mieux ». Lorsqu’on le regarde de cette façon, le vide est beaucoup moins effrayant, et la peur du manque moins puissante !

 

Une dernière réflexion que je veux te partager sur le sujet…

 

Lorsqu’on est en proie à la peur du manque, on peut rapidement se laisser guider par elle et lui donner tout le pouvoir. Aussi, lorsque j’ai identifié cette peur, j’ai été encore plus attentive et à l’écoute de mon intuition, en me demandant à chaque fois : est-ce que c’est la peur qui parle, ou est-ce que c’est l’envie et la joie ?

C’est essentiel pour bien différencier si tes actions sont guidées par la peur du manque (ou une autre peur d’ailleurs !) ou si c’est bien la part puissante en toi qui te guide.

Cette semaine en suivant mon intuition j’ai osé plusieurs actions audacieuses, pas toujours rationnelles, et à chaque fois j’ai bien pris le temps de checker si c’était une action de peur ou d’amour ❤

 

(Article partagé dans ma newsletter le 26 février 2021)

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Je m’appelle Manon, et j’accompagne les entrepreneuses à s’affirmer, se solidifier et grandir.

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