"Mon désir d'enfant et l'entrepreneuriat" par Manon Godard
Mes pensées & réflexions

Mon désir d’enfant et l’entrepreneuriat

"Mon désir d'enfant et l'entrepreneuriat" par Manon Godard

A l’origine je voulais écrire sur un autre sujet ce matin, mais finalement c’est celui-ci qui prend le dessus. A vrai dire cela fait un moment que je me demande si ce serait pertinent d’en parler ici, si ça y aurait sa place… Mais en fait je crois que ce n’est pas la bonne question. Le fait est que j’ai besoin d’en parler et que mon blog, mon espace d’expression, me semble être le bon endroit pour le faire. Alors je vais écrire ce que j’ai besoin de sortir et ensuite cet article fera son propre chemin.

 

Depuis très longtemps, j’ai en moi le désir d’avoir un enfant.

C’était un désir lointain, de ces choses que l’on prévoit « un jour ». Mais depuis plusieurs années je me sens prête à avoir un enfant.

J’en ai pris conscience lorsque, pour la première fois, je n’ai plus voulu que mon chéri cache les œufs de Pâques pour que je les trouve (oui, j’adorais faire ça !) : je n’avais plus envie qu’on cache les œufs pour moi, j’avais envie de les cacher pour un enfant. Ça a été un déclic pour moi et depuis mon envie est de plus en plus forte.

 

Mais je ne m’y autorise pas, parce que je suis entrepreneuse.

Enfin, pas parce que je suis entrepreneuse dans l’absolu – heureusement que l’on peut être entrepreneuse et maman, j’en vois plein autour de moi !

Mais parce qu’actuellement je ne crois pas que je puisse assumer financièrement un enfant, lui offrir le confort et la sécurité qu’il mérite. J’avais parcouru des forums pour avoir une idée du « budget-bébé » et à ce jour je ne le dégage pas encore.

 

Alors je patiente, je mets mon cœur et mon énergie à développer mon activité, pour qu’un jour ce soit possible. Mais j’en souffre et de plus en plus.

Je me souviens très bien la première fois : nous étions à une fête de famille, je voyais ces enfants qui riaient, qui souriaient et ça m’a fait mal. C’était encore au début de mon activité, je n’avais pas fait tout le travail sur moi-même que j’ai fait depuis, et je me souviens avoir eu des pensées horribles à mon égard : « Tu es nulle, tu es incapable de gagner assez pour offrir le confort à un enfant, tu n’y arriveras jamais, arrête ton activité et prends un vrai travail » etc…

Après cet épisode j’ai très sérieusement songé à tout arrêté. Puis j’ai pris un job alimentaire pour « avoir un vrai travail », j’ai réalisé que ça me faisait plus de mal que de bien (je vous en parlais dans l’article « Mon job alimentaire, et ce que j’en ai tiré ») suite à quoi  j’ai suivi mon premier coaching, qui m’a redonné de la motivation et de la confiance.

 

Régulièrement j’ai envie de tout arrêter, pour prendre un chemin plus facile.

Trouver un « vrai job », avec un salaire fixe et tous les avantages qui vont avec. M’autoriser à avoir un enfant, parce que j’aurai « une bonne situation », stable etc…

 

L’impression de devoir, à ce jour, choisir entre mon activité et mon désir d’enfant me pèse.

Ce sont deux projets qui comptent énormément pour moi et aujourd’hui j’en choisi un au détriment de l’autre. Mais c’est un choix que je fais en conscience.

Je pourrais prendre un emploi en plus de mon activité pour pouvoir développer mon entreprise tout en ayant une situation stable pour un enfant. Mais je refuse de faire un travail qui ne me plaît pas : je me sens à ma place en entreprenant.

 

Aujourd’hui, mon activité compte plus que mon désir d’enfant.

C’est important pour moi d’avoir une activité qui m’épanouit et qui me rend heureuse, c’est plus important qu’avoir un enfant. Je vous en parlais dans l’article « J’entreprends pour mes futurs enfants », entreprendre est ma façon de montrer l’exemple et de porter les valeurs qui comptent pour moi.

Si j’avais un enfant en ayant un travail qui ne me plaît pas, qui me rend malheureuse, j’aurais l’impression d’être une escroc et de trahir mes valeurs. Je lui donnerais un exemple qui ne serait pas cohérent avec mes idées, or si j’ai ce désir d’enfant c’est aussi pour lui transmettre mes valeurs.

 

Du coup, si je n’ai pas d’enfant aujourd’hui c’est parce que c’est mon choix.

Je ne peux en vouloir qu’à moi-même : c’est moi qui décide de faire comme cela et pas autrement. Si je voulais vraiment un enfant, si c’était le plus important, je ferais d’autres choix. Mais même si j’assume mon choix, ce n’est pas facile tous les jours.

Lorsque je vois des enfants, j’ai le cœur qui se sert.

Lorsque je vois de jeunes mamans, je me dis « Ça pourrait être moi ». L’autre jour je me suis même surprise à penser « Si j’avais fait autrement, mon enfant pourrait avoir trois ans aujourd’hui ».

Lorsqu’on nous demande « Quand est-ce que vous faites un bébé ?? » je ne répond pas, je me ferme et je serre les dents, j’ai envie de pleurer et de dire que j’en ai envie mais qu’aujourd’hui je ne m’y autorise pas.

 

C’est mon choix, de d’abord développer mon entreprise pour ensuite m’autoriser à avoir un enfant dans de bonnes conditions pour lui.

Je vous avoue que parfois, j’ai juste envie d’être déraisonnable, ne plus prendre la pilule et dire « Oh, on verra bien comment ça se passera ! ».

Parfois j’espère aussi tomber enceinte par erreur, faire partie du petit pourcentage de grossesse sous contraception, pour pouvoir dire « Maintenant qu’il est là, on le garde ! » sans me sentir coupable.

Mais choisir en conscience de tomber enceinte dans ma situation actuelle, je ne m’y autorise pas. Je ne m’autorise pas à pouvoir tomber enceinte si je ne peux pas subvenir aux besoins de l’enfant, c’est ma décision.

 

Mais je sais qu’un jour ça arrivera.

Mon entreprise se développe d’année en année, et je sais qu’un jour je réussirai à avoir une bonne situation pour accueillir un enfant. Je sais qu’un jour je serai maman, ce n’est pas négociable. Tout comme ma réussite en tant qu’entrepreneuse n’est pas négociable. Un jour je serai entrepreneuse ET maman, et je serai comblée.

Alors au-delà de la souffrance, mon désir d’enfant est surtout une grande motivation. Je souhaite accueillir un enfant un jour, alors je mets les bouchées doubles pour que ce jour arrive le plus vite possible.

 

Je m’implique totalement dans mon activité et un jour je serai fière.

Fière de pouvoir offrir à mon enfant ce qu’il a besoin grâce à une activité qui m’épanouit et me rend heureuse.

Fière d’avoir respectée mes valeurs.

Fière d’avoir persévéré.

Fière de pouvoir dire « Regarde, on peut être une entrepreneuse créative, avoir une famille et réussir en faisant ce qu’on aime. Si je l’ai fait, tu peux le faire aussi ! ».

 

Et je vais le faire, vous verrez ! 🙂

 

Je vous remercie de m’avoir lue jusqu’ici ; cet article, je l’ai écrit pour moi comme un exutoire et j’avoue que je me sens un peu plus légère. Comme chaque article que j’écris, je vais le publier pour qu’il existe en me disant que peut-être, quelque part, une personne le lira et qu’il lui fera écho. Je vous embrasse ❤

 

PS : Si vous ne connaissez pas encore mon travail, je suis graphiste-illustratrice : je crée de belles images pour que vous puissiez réaliser les projets qui comptent pour vous. Logo, carte de visite, flyer, bannière, faire-part, illustration… A partir de vos idées, je crée avec vous ce dont vous avez besoin ou envie !

Mon univers est doux et coloré, découvrez mon book en ligne ou survolez l’onglet « Travaillons ensemble » dans le menu en haut de cette page pour choisir la page qui vous correspond : vous y trouverez plein d’infos et les réponses aux questions fréquentes.

 


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35 Comments

  1. Jennifer says:

    Bonjour.
    Je viens de découvrir ce poste (Et votre blog par la même occasion) . Je vais prendre le temps de répondre, ce que je ne fais jamais, parce que l’on sent vos doutes, votre douleur et un choix peut être pas si assumé.

    Je vais vous présenter ma situation pour vous montrer que c’est possible. Pas simple, Non. Fatiguant souvent. Mais faisable.

    Il n’y a jamais de bons moments pour un enfant. Enfin, c’est ce que l’on croit. En fait il n’y a que ça. Mais on est bien incapable d’anticiper les bouleversements. J’ai fait un choix inverse au vôtre : de prime abord, on pourrait croire que jai choisi les enfants avant ma carrière. Mais en fait non. J’ai choisi les 2. J’ai 5 enfants, de 6 mois à 11 ans, nés pendant ma licence, mon master, la thèse (×2). Seule la dernière est née sans que je ne sois étudiante.

    Lorsque nous avons choisi d’avoir la première, les conditions matérielles n’étaient pas idéales. J’avais repris mes études. J’avais un gros job d’étudiant, un prêt sur le dos . Mais j’ai considéré que job+etudes+bébé, ça faisait trop dans la balance. Nous mettions le bébé dans la discussion, ce n’était pas le paramètre à retirer. Et les études non plus. Alors on a viré un salaire. Tant pis.

    Je ne suis pas auto-entrepreneur, mais je crois qu’une thèse avec un boulot à temps plein à côté et 60 à 70h de boulot hebdomadaires pour mener tout ça vous donne un ordre d’idée du temps que j’investissais. Et je trouve le temps pour mes enfants.
    C’est d’ailleurs moi qui les gère au quotidien (jai pour habitude de dire que je suis mère célibataire du lundi au vendredi). Nous avons une grande complicité!
    Par ailleurs je fais carrière. Je suis aujourd’hui maître de conférences, je fais des colloques partout dans le monde. J’ai un boulot que j’adore, que j’ai choisi. Mais j’ai aussi des câlins, des Père Noël dans la cheminée, des lapins de Pâques à inventer et des Petites Souris à créer

    On peut tout gérer de front. Ne pas croire les magasines qui vous font croire qu’il faut une situation parfaite, qu’un enfant est parfait et que. tout est simple. Ça ne l’est pas toujours. Mais tant pis. Ce n’est finalement pas ça le plus important, Non? Le plus important, c’est le bonheur, c’est la sécurité affective que vous offrirez à votre enfant.

    Je vous souhaite une belle continuation.

    1. Manon Godard says:

      Je vous remercie beaucoup pour le partage de votre expérience Jennifer ❤

  2. Bonjour, sujet touchant. Les enfants, surtout petits se moquent bien de la situation financière des parents. Un enfant a besoin d’etre aimé, de manger et dormir à heures fixes (a peu près) et avoir du temps avec ses parents. Faites lui des cadeaux somptueux et il jouera avec la boîte d’embalage. Habillez les de marques et ils sauterons dans les flaques et se rouleront dans l’herbe, laisseront des traces de feutres indélébiles de préférence un peu partout. Une maman qui dessine et qui sait transmettre sa passion ca ne peut être que bien. Les enfants offrent aussi un autre regard sur la vie, ils ouvrent de nouvelles perspectives auxquelles on n’aurait pas pensé avant de les avoir. Notre plus grand a 22 ans notre petite dernière 4 ans. Nous sommes bien plus à l’aise aujourd’hui qu’il y a 20 ans. Il n’y a ni bon âge ni bon moment ni bons revenus, les enfants c’est magique (même quand l’adolescence arrive et qu’on a envie de les coller au mur)… Si vous pensez que la planète sera vivable pour eux quand ils seront grand, si vous voulez grandir en même temps que votre enfant, n’attendez pas.

    1. Manon Godard says:

      Je vous remercie pour votre commentaire et votre bienveillance Alain ! C’est vrai que les enfants ont un regard différents du nôtre sur le matériel – vous l’expliquer très bien et vos mots m’ont donné le sourire 🙂 Pour ma part lorsque je parle d’une bonne situation, je n’entends pas du tout de pouvoir habiller mon enfant avec des marques ou lui offrir des cadeaux chers – je parle de surtout de pouvoir le nourrir à sa faim et financer le nécessaire (couches, soins…). Merci pour vos mots rassurants et encourageants !

  3. Salut
    Je ne commente jamais mais je vais rejoindre d’autres commentaires pour te dire qu’attendre l emoment parfait c’est compliqué, il n’y en a pas vraiment et puis on vieillit…
    Pour le budget, franchement c’est pas si énorme si tu prends que le nécessaire et d’occasion. Par exemple, un baby cook, ça coute 120 euros, j’ai eu le mien à 25 euros sur le bon coin et il m’a servi pour mes deux gamins. Et beaucoup d’objet squ »on voit sur les blogs et les magazines c’est du superflu. L’allaitement, c’est gratuit, les couches c’est cher mais on peut être au taquet sur le spromos aussi.
    Par contre les frais de garde ça chiffre, mais dans les premiers mois si tu travailles chez toi c’est compatible (bon pas à partir du moment ou il se déplace beaucoup, genre 9/10 mois ou plus tard selon les bébés).
    Bon courage !

    1. Manon Godard says:

      Merci beaucoup pour votre partage Gina ! C’est vrai que beaucoup de choses doivent être disponibles d’occasion, car quand les enfants grandissent on n’en perd le besoin et on cherche à les donner/vendre pour gagner de la place. Travailler à domicile est un atout pour moi, c’est sûr 🙂

  4. Larroque says:

    Bonjour Manon, je rejoins Mimi dans son commentaire, vous avez le papa et l’envie : foncez ! Ça n’est jamais le moment sinon et le temps passe et notre corps, nos ovaires travaillent moins bien. Passé 37 ans la fertilité chute drastiquement, et après c’est la galère des FIV voire des dons de gamètes. Oui c’est possible d’avoir des enfants après 37 ans mais rares sont les élues qui peuvent le faire naturellement. Lachez-vous !

    1. Manon Godard says:

      Merci beaucoup pour votre commentaire ! Pour ma part ma fertilité n’est pas quelque chose qui m’inquiète, dans le sens où porter mon enfant ou qu’il ait mes gènes n’est pas un besoin primordial pour moi. Mais dans tous les cas je vous rejoins totalement sur le fait que le temps passe et que, comme le disait Mimi, au fil des années la fatigue etc… n’a pas le même impact sur nous.

  5. J’ai 17 ans de plus que vous. Je n’interviens jamais sur les blogs. Et je me permets de vous donner un conseil : n’attendez pas! Foncez, il n’y a rien de plus important. Foncez parce que je connais trop d’amies qui ont attendu… et n’ont pas pu. Foncez parce que, même si « ça marche » vite ensuite, il ne restera plus beaucoup de temps pour encore agrandir la famille si l’envie vient. Foncez, parce que, après 40 ans on ne résiste vraiment plus de la même façon à la fatigue. Foncez, parce que je ne connais personne qui ait regretté d’avoir ses enfants jeunes et trop de femmes qui regrettent d’avoir attendu! Vous avez le papa, n’attendez pas!

    1. Manon Godard says:

      Je vous remercie beaucoup pour votre commentaire Mimi (d’autant plus si ce n’est pas dans vos habitudes !), vos mots me donnent beaucoup de confiance et d’énergie positive ! ❤

  6. Bonjour, je voudrais répondre à ton témoignage car j’étais dans le même état d’esprit. Rapidement après notre rencontre mon conjoint a voulu des enfants, mais pour moi notre situation rendait impensable l’idée d’avoir un bébé, lui salarié mais moi au chômage non indemnisé… Il a fallu 3 ans, de formation puis de recherche d’emploi pour arriver à un CDI bien payé pour tous les deux. Et enfin, enfin je me suis autorisée à avoir un bébé. Sauf qu’on a tort de croire qu’on peut choisir le moment où on aura un enfant, où on sera maman. Car cela fait maintenant plusieurs années que ce bébé ne vient pas, qu’on passe par des examens, des traitements, des fausses couches aussi… Et maintenant avec le recul, je me dis que tout ce temps où je ne m’autorisais pas à avoir un enfant a été du temps perdu. On croit toujours que ça n’arrive qu’aux autres….

    1. Manon Godard says:

      Bonjour Moune, merci beaucoup de partager votre témoignage. Je vous envoie beaucoup d’amour et de courage ❤

  7. Quel bel article Manon 🙂 Je te comprends totalement ! Cela doit être vraiment dur d’être tout le temps prise entre deux envies si fortes (et il faut dire ce qui est, les gens sont tellement pénibles à te rappeler en PERMANENCE l’absence d’enfant de ton couple – il ne se rendent pas compte de la souffrance que ça peut engendrer !). Mais tu sais, je fais personnellement partie des convaincu.e.s qu’il y a absolument jamais de bon moment pour faire un enfant. JAMAIS, ça n’existe pas. Donc si le moment parfait n’existe pas, c’est que c’est potentiellement le bon moment en permanence. Ne te stresse pas avec des budgets bébés, si un petit bout de chou débarque, je suis persuadée qu’il/elle aura tout ce qui lui faut. Il y a plein d’astuces et réseaux d’entraide pour économiser de l’argent. Je vais prendre un exemple tout simple: il y a un tas de trucs nickels en brocantes et vide-greniers que les gens liquident pour 3 fois rien (des jouets neufs, des habits qui ont été portés 1 fois ou 2) et ce n’est qu’un tuyau parmi des millions.
    Tu sais, je vais faire un petit parallèle personnel, mais j’ai grandi dans une grande aisance matérielle en entendant tout le monde me répéter autour de moi que ça faisait tout. Et je peux te le dire, j’ai été malheureuse comme les pierres pendant des années et des années de devoir subir un parent complètement dysfonctionnel et de n’avoir pas reçu ce que je demandais: de la bienveillance et un cadre sain. Un enfant a avant tout besoin d’amour et j’ai l’impression que tu en regorges ! On ne vit qu’une fois, suis tes envies 😉 Très belle journée à toi !

    1. Manon Godard says:

      Je te rejoins totalement sur le fait que les gens parlent de maternité souvent sans même chercher à savoir ce qu’en pense la personne en face ; j’ai dans mon entourage plusieurs personnes qui ont des difficultés à avoir un enfant, et beaucoup de monde leur dit « Et vous alors, c’est pour quand ?!? » sans réaliser qu’en face c’est une douleur.
      Je réalise que j’ai absorbé les croyances des autres pour consolider la mienne, qui s’approche assez de « pour avoir le droit d’avoir un enfant, il faut une très bonne situation pour qu’il ne manque de rien », mais ce que tu dis est très juste, ce qui fera le bonheur d’un enfant c’est surtout de recevoir de l’amour. Et ça j’en ai beaucoup à donner en effet ^^ Merci beaucoup pour ton commentaire ❤

    2. Je ne comprends pas cette dichotomie, enfant/argent.
      L’enfant n’attend pas du parent qu’il puisse lui fournir un certain niveau d’aisance financière…ça se saurait !
      L’amour est gratuit.
      Demandez aux enfants démunis d’Afrique ou d’ailleurs ; ils ne changeraient pas de parents, même pour rejoindre une riche entrepreneuse.

  8. Personnellement, je pense qu’il n’y a pas de bon moment et que c’est, toujours, une folie. Des arguments, il y en aura toujours des tas pour repousser le moment ou même ne pas en avoir. La situation idyllique, je ne l’ai jamais eu, j’ai juste écouté mes tripes et j’ai bien fait. Mon fils a 6 ans et c’est le moteur (attention, je n’ai pas dit le sens) de ma vie. J’ai envie de croire que quand on aime, on trouve toujours les moyens…jusque-là, ça marche en ce qui me concerne 🙂

    1. Manon Godard says:

      « Quand on aime, on trouve toujours les moyens », merci beaucoup Elisa pour ce joli partage ❤

  9. Coucou !
    Je tenais à venir te laisser un petit mot car ce sujet est quand même pas anodin. J’ai connu le « c’est pas le bon moment, on a pas les moyens ». Je connais plein de personnes pour qui, l’arrivée d’un enfant n’était pas forcément prévue aussi. J’aimerais juste te dire de faire bien entendu comme ton coeur te le suggère mais sincèrement, le coût avec un enfant n’est pas si extraordinaire d’autant qu’on a le droit à une petite prime jusqu’aux 3 ans (c’est un droit pas un acte de mendicité ahah j’insiste) et que disons je pense, on trouve toujours comment gérer sa famille même avec un petit budget… Les couches par exemples, ça coûte cher, mais tu vois moi je les prenais chez LIDL et elles sont d’excellentes qualité. Quand on est maman on est pas seule aussi, y’a plein de groupes, d’idées, d’astuces qu’on se partage etc et au final on arrive toujours à trouver un moyen 🙂 Ce que j’aimerais aussi te dire, c’est que parfois à attendre LA situation parfaite on intellectualise et on idéalise. Pouvoir élever un enfant dans de bonnes conditions est le souhaite de toute personne bien pensante mais pourtant est-ce que tout le monde attend d’avoir THE statut ou positionnement financier adéquat ? Sûrement pas. Après, il y a aussi mère nature … Quand on a bcp réfléchi une grossesse, il se peut aussi que notre esprit joue quelques tours et parfois retarde LE moment alors que nous on est enfin prête. Un bébé ça ne se programme pas selon moi, ça se fait parce qu’on en a envie et qu’on se sent prête à devenir mère. Le reste je t’assure que ça peut suivre même avec de petits moyens, d’ici que tu aies besoin de lui payer le permis et la voiture tu as le temps de développer ton business 🙂
    En tout cas, quoi que vous choisissiez ne le subissez pas, et la seule chose que j’ai envie de dire c’est que la vie est bien trop imprévisible et courte pour essayer de tout contrôler ! Je vous souhaite vraiment le meilleur et je suis certaine que de belles années sont à venir (et sur tous les plans car ça aussi ça se gère une carrière et un enfant ! Nothing is impossible ….)

    1. Manon Godard says:

      Merci beaucoup pour ton message Manue ❤ Je suis heureuse d’avoir osé écrire cet article car les échanges et témoignages m’enrichissent énormément, je mets le doigt sur l’origine de mes blocages et peurs, je me comprends mieux. C’est fou comme notre histoire nous construit et nous (pour)suit ! Au final, être prête à donner de l’amour c’est peut-être ça la bonne situation ? En tout cas tes mots résonnent, c’est vrai que la vie est courte, j’en ai toujours eu conscience pour ma vie professionnelle et c’est le message que je partage (pas de temps à perdre à faire quelque chose qui nous fait du mal !) et aujourd’hui je crois que j’en prend pleinement conscience dans une facette plus personnelle. Je crois que j’avais besoin d’extérioriser pour prendre du recul sur moi-même 🙂

  10. Bonjour Manon, quel article courageux.
    La seule chose qui me vient à l’esprit, c’est qu’à trop réfléchir, on finira toujours par dire que c’est jamais le bon moment pour avoir un enfant… études, travail, entrepreneuriat, chômage, ascension professionnelle, reconversion, appartement trop petit, déménagement… En fait le seul bon moment c’est celui où tu as envie! Je trouve que c’est juste formidable d’avoir cette envie!! Donner la vie, partager, protéger, cajoler… Le problème de l’argent est un faux problème. Bien-sûr il y a des dépenses, mais rien n’est insurmontable, et il y a beaucoup d’aides de l’état, et comme le dit une autre lectrice « 3/4 des choses indispensables ne servent à rien ». Et le bonheur ça ne coûte rien…
    Et puis ton budget change, tu ne fais plus les mêmes dépenses, tu fais les choses différemment…
    Maman de deux enfants, on a essuyé avec mon mari des périodes difficiles financièrement (double chômage non anticipé…) et jamais les enfants n’ont été un problème.
    Je suis sûre que tu arriveras (vous arriverez) à réussir ta vie de parent et ta vie professionnelle, et que les deux s’enrichiront l’une de l’autre… Bonne continuation et n’hésite pas… tu as envie…

    1. Manon Godard says:

      (Je pensais avoir répondu à ton commentaire mais ma réponse n’a pas du s’envoyer !) Merci beaucoup de partager ton avis et ton expérience, ça me rassure et m’apaise beaucoup. C’est vrai qu’à trop réfléchir, on trouve toujours des « excuses » pour ne pas passer à l’action – c’est un message que je partage beaucoup par rapport à l’entrepreneuriat, et cette fois-ci sur le sujet des enfants c’est moi qui me prend à mon propre piège ! Mais grâce à cet article et aux échanges qui en découlent j’en prend conscience et ma réflexion évolue beaucoup.

  11. Bonjour,
    c’est un bel article, et un questionnement touchant et douloureux.
    J’ai déjà plusieurs enfants, et j’ai envie de te dire d’écouter ton désir. Les seuls aspects financiers qui vaillent pour un enfant, sont le mode de garde. Le reste (puériculture, vêtements etc…) peut être prêté par des amis ou acheté d’occasion, et les 3/4 des choses indispensables ne servent à rien. Par contre comme tu le soulignes le désir d’enfant est ambivalent car un enfant est à la fois un bonheur immense et un redoutable envahisseur 🙂
    Quoi qu’il en soit, je te souhaite un plein succès dans ton entrepreneuriat, c’est un choix courageux !

    1. Manon Godard says:

      Merci beaucoup pour ton partage 🙂 « les 3/4 des choses indispensables ne servent à rien », ça me fait tellement de bien de lire cela ! Au final je crois que l’idée que je m’en fais est très faussée – n’ayant pas d’enfant dans mon entourage, forcément je ne me base que sur ce que j’imagine et sur ce que j’entends. Ça me fait vraiment énormément de bien d’avoir des messages de parents qui me ramènent à la « réalité » en quelque sorte, et je réalise qu’elle est certainement moins pire que l’idée que je m’en fais.

  12. C’est un tres bel article qui résume super bien les craintes relatifs au désir d’enfant. J’ai grandi avec une mère qui disait toujours qu’un enfant coûte peu. C’est vrai les premières années tu sais: allaitement + matériel d’occasion + vêtements et jouets peu chers dans les foires à tout. Créer des jouets soi-même grâce à Pinterest 🙂 Revendre au fur et à mesure, s’abonner aux groupes spécialisés, je dirais même qu’ils nous poussent à être créatifs pour trouver des solutions, notre imagination s’adapte pour pallier à ce qui pourrait nous apparaître comme un manque. Il y a une ÉNORME différence entre notre idée du confort et la leur 🙂
    Ce qui n’est pas compressible: la fatigue et le moral qui fluctue due à celle ci… la patience et l’adaptation à son rythme.
    Tu feras une mère formidable, et tu sais, le confort intellectuel et la bienveillance sont des richesses bien plus précieuses que le matériel qui se trouve plus facilement que tu ne le penses, et en cela, tu en es plus pourvue que la plupart des gens que je connais, dommage qu’il n’entre pas encore dans ta balance.

    1. Manon Godard says:

      Je te remercie beaucoup pour ton commentaire Lisa, tes mots m’allègent car ils dédramatisent mes peurs en me montrant qu’il y a plein de solutions et que ce n’est pas l’idée effrayante que je m’en fais ! Moi qui ait travaillé sur un tas de croyances ces derniers mois, je réalise que j’en ai énormément sur le fait d’avoir un enfant, parce que les gens parlent toujours du fait qu’il faut « une bonne situation » (mais quelle est-elle exactement ?) alors que comme tu le dis avec le monde de l’occasion on peut déjà faire beaucoup d’économies. J’ai tellement peur d’être jugée et considérée comme une mauvaise mère si je ne donne pas le meilleur à mes enfants matériellement, alors que comme tu le soulignes le meilleur sera toujours l’amour et la bienveillance. Tu enrichis énormément ma réflexion Lisa, je te remercie infiniment 🙂

  13. Je comprends ton point de vue et en même temps je suis allée lire ton article sur ton job alimentaire et tu as écris  » Souffrir pour de l’argent est néfaste, et on a qu’une seule vie. » A mon avis attendre alors que t’as envie d’un bébé n’est pas forcément « la meilleure solution », mais bien sûr je ne juge pas ton choix, c’est tout à fait normal de vouloir le meilleur pour ses enfants. Je suis pas dans ta situation financière mais personnellement je suis à mon compte depuis janvier, j’ai aussi un boulot alimentaire à côté mais que j’aime et on essaye quand même de faire un bébé mon copain ne gagne pas des 100 et des 1000 mais mon activité commence pas trop mal et même s’il faut faire attention à son argent on a qu’une vie et il y a toujours des solutions 😀

    Ecoute ton coeur !!!

    1. Manon Godard says:

      C’est ce que je me dis très souvent, je n’ai qu’une vie et je peux mourir demain (ça fait un peu partie de ma philosophie de vie) alors attendre « le bon moment » me fait peur aussi, et s’il n’arrive jamais ? Pas facile tout ça, c’est un choix important qui engage beaucoup plus que mon conjoint et moi. Je te remercie beaucoup pour ton commentaire, il enrichit ma réflexion 🙂

  14. Je pense que ton désir viendra quand tu le sentiras, après c ‘est mon avis c ‘est une question d’organisation. Courage tu va y arriver.
    Je suis aussi sur un projet de création et j’attend un bébé prévu pour juillet , je n’ai pas peur de concilier les deux cela me booste encore plus même.
    Tiens mon blog si tu veux alle faire un tour: http://elo-la-creative.fr/

    1. Manon Godard says:

      Merci pour ton mot Elodie, et bravo pour ton projet de création et ton énergie !

  15. Je me reconnais dans tes questionnements, c’était la raison pour laquelle nous n’envisagions pas de petit deuxième. Parce que même si on a tous les 2 un CDI temps plein, on galère en fins de mois. On a quand même décidé de se lancer en se disant qu’on verrait bien comment ça se passera ! Le petit deuxième est là depuis 6 mois et on galère encore plus, c’est certain ! Ce sont les frais de garde qui nous achèvent car on a tous les 2 un CDI temps plein (le serpent qui se mord la queue…). Mais on trouve toujours des solutions surtout si « ce n’est que » financier (revendre le matériel au fur et à mesure, acheter en seconde main, les dons de matériel/vêtements des proches…). Mais je comprends tes craintes et je trouve ça hyper frustrant de devoir remettre sa maternité en cause alors que l’on travaille…

    1. Manon Godard says:

      Merci beaucoup pour ton partage d’expérience Cyrielle ! En lisant les mots « tes craintes » j’ai réalisé que c’était exactement cela, j’ai peur de ne pas y arriver si je me lance. Une nouvelle peur sur laquelle je peux travailler 😉

  16. Comme je te comprends ! Je ne suis pas dans la même situation puisque j’ai déjà un fils mais l’envie d’un deuxième se fait de plus en plus pressante et pesante. Et puis comme toi je me dis que ce n’est pas le bon moment, financièrement déjà; et puis il faut du temps pour un enfant. Mon homme a repris ses études et a un travail très prenant. Et puis moi je suis entrepreneuse, je veux d’abord avancer sur mon projet perso avant de penser sérieusement à faire un bébé. Alors même si notre situation n’est pas tout à fait semblable, je comprends tout à fait ce que tu peux ressentir et je t’envoie tout mon soutien. On voit bien le travail que tu as fais sur toi même pour définir tes priorités. Chapeau pour ça, ce n’est pas du tout facile !!

    1. Manon Godard says:

      Merci beaucoup pour ton mot Marine, en effet si nos situations sont différentes elle sont à la fois très semblables (d’ailleurs mon homme aussi a repris ces études, il y a quelques années maintenant). Je te remercie beaucoup pour ton soutien ❤

  17. Quel article touchant, bravo d’avoir eu le courage de t’exprimer sur ce sujet!
    Je suis sûre qu’un jour, tu auras une entreprise florissante + un enfant en superbe santé!!

    1. Manon Godard says:

      Merci beaucoup Aline ❤ J’en suis sûre aussi !

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