Dans cet épisode…
Parfois, notre « problème » n’est pas d’aller mal, mais au contraire de se sentir tellement bien qu’on en vient à culpabiliser et à se faire petit·e pour ne pas mettre les autres mal à l’aise.
Dans cet épisode, je te parle de cette peur d’être jugé·e, critiqué·e ou envié·e si tu t’autorises à faire rayonner ton bonheur…
… et de comment tu peux te réduire, te limiter, pour éviter ça – au risque de t’empêcher de vivre pleinement et d’être un modèle pour ceux qui en ont besoin.
Transcription
Peut-être que tu t’empêches de briller parce que tu ne veux pas que l’autre se sente dans l’ombre de par ta lumière. Peut-être que tu es mal à l’aise d’avoir ce que d’autres n’ont pas. Et du coup, peut-être même que tu t’empêches d’accéder à ce que toi tu désires pour ne pas mettre d’autres personnes mal à l’aise.
Par exemple, tu es mal à l’aise d’avoir un mari tellement affectueux et attentif avec toi alors que telle personne de ton entourage, son mari s’en fout d’elle, n’a aucune affection. Du coup, tu es mal à l’aise de toi avoir cette relation de couple que tu adores et qui t’épanouit tellement, quand tu vois d’autres personnes, souvent proches de toi, qui ne vivent pas ça.
Peut-être que tu es mal à l’aise de faire un travail qui t’épanouit de ouf, que tu adores et qui est nourrissant émotionnellement, financièrement pour toi alors que telle personne de ton entourage galère actuellement dans son travail, qu’elle est à deux doigts du burn-out, qu’elle fait 50 heures sup en étant payée en cacahuètes.
Peut-être qu’il y a une part de toi qui s’en veut de t’épanouir dans ta grossesse ou de t’épanouir avec tes enfants alors que tu vois d’autres mamans qui sont épuisées ou qui n’arrivent pas à tomber enceintes.
Tous ces exemples-là pour te montrer ce que je veux dire…
Ces situations où tu es mal à l’aise d’être heureuse, où tu es mal à l’aise de t’épanouir, où tu es mal à l’aise d’être bien dans ta vie, où tu es mal à l’aise de ressentir du bonheur.
Parce que tu as de la compassion pour les personnes pour qui ce n’est pas le cas.
Et aussi parce qu’il y a cette peur que les autres personnes t’envient, mais dans le sens de te jalouser, de te critiquer, de te juger, peut-être de te descendre.
Donc tu vas avoir tendance à te faire plus petit·e, à avoir cette gêne, cette honte, cette culpabilité, alors que tu fais rien de mal quand tu y réfléchis.
Et du coup peut-être qu’il y a des choses qui comptent vraiment pour toi, qui sont importantes pour toi, auxquelles tu ne t’autorises pas parce qu’il y a toutes ces énergies, toutes ces peurs de jugement, de critique, toutes ces émotions de culpabilité, de « pourquoi moi ? ».
Tu peux te rendre toi-même inaccessible des choses que tu souhaites pour éviter tout ça, ou tu peux, comme je le disais, déjà vivre ces choses, mais les minimiser, les réduire parce qu’il ne faudrait pas que ça se voit trop, il ne faudrait pas que ça fasse trop de lumière.
Le message que j’avais pour toi aujourd’hui :
Et si tu devenais cette personne que les autres jalousent ? Et si tu devenais cette personne que les autres envient, jugent, critiquent, rabaissent parce que tu es dans ta Lumière ?
Alors dit comme ça, ça ne donne pas envie peut-être 😆
Mais l’autre facette de la pièce, c’est que tu vas inspirer d’autres personnes.
D’autres personnes vont t’admirer pour les mêmes choses – et ça peut même être la même personne qui à la fois te critique et à la fois t’admire. D’ailleurs c’est souvent très très lié.
Les matins où j’ai à peine le temps de mettre une pince dans mes cheveux pour ne pas ressembler à une plouc quand je dépose ma fille à l’école, évidemment qu’elles m’agacent les mamans qui sont super apprêtées, super maquillées, pouponnées, etc… Alors que moi j’ai l’impression de sortir du lit et d’avoir juste enfilé un pantalon puis sauté dans la voiture 😅 Je ne vais pas mentir sur cette part humaine en moi qui les regarde en me disant « Nia nia nia nia, elles ont le temps de se préparer » 😒
Oui mais en attendant il y a aussi à l’intérieur de moi la part qui admire ces mamans.
(Et petite parenthèse, se rappeler aussi que quand on est dans ce truc de « nia nia nia nia » qui est absolument humain, on va pas se mentir, se rappeler qu’on a que la surface de la vie de l’autre personne. Peut-être que la maman en face qui est super apprêtée, elle a été réveillée à 4h du matin par son gamin et que du coup elle a eu largement le temps de se préparer. Alors que moi j’ai pu dormir plus. Fin de la parenthèse.)
Et du coup il va y avoir ces doubles facettes.
Peut-être que la maman célibataire qui a élevé sa fille toute seule, ou peut-être que cette autre maman dont le partenaire ne s’implique absolument pas, elle sera dans cette énergie de « Nia nia nia nia, cette maman-là, c’est son mari qui emmène le petit tous les matins à l’école, elle a de la chance… »
Tu te mords les lèvres parce que ça t’agace que la personne ait cette chance-là. Mais en même temps ça vient montrer quelque chose que tu admires chez l’autre, que tu envies chez l’autre.
Il y a des personnes à qui ça va rappeler que c’est accessible pour elles, qu’elles y ont droit, qu’elles en ont envie et qu’elles y ont droit et qu’elles peuvent y accéder.
Donc est-ce qu’on va réduire notre lumière pour ne pas déranger les personnes qui grommellent dans leurs coins ?
Du coup on ne brille pas pour les autres qui ont besoin d’être inspirées, et nous-mêmes on éteint notre lumière en s’empêchant de pleinement rayonner ce qu’on a, ce qu’on vit ou de pleinement accéder à ce qu’on veut vivre ?
C’est un peu cette métaphore (que tu connais peut-être) du saut de crabe où, quand un crabe veut sortir du saut, les autres crabes l’attrapent et le maintiennent dans le saut. Sauf que là c’est comme si toi-même tu t’empêchais de sortir du saut pour pas gêner les autres crabes.
C’est vachement plus intéressant, et pour toi et pour les autres, de sortir du saut pour vivre la vie que tu souhaites vraiment et pas pour la vivre en la minimisant, pas pour la vivre en ayant honte…
… pour la vivre la tête haute en savourant pleinement ce que tu as et pour inciter les autres crabes, si je garde mon image, à eux aussi sortir du saut pour aller vivre la vie qui les fait vibrer.
Donc n’aie pas peur d’être jugé, d’être critiqué, d’être grommelé par les autres.
Mon message pour toi aujourd’hui ce serait de ne pas t’empêcher d’être dans ta lumière, de rayonner ta lumière, de savourer ce que tu as et d’affirmer ce que tu veux, parce que ça peut incommoder d’autres personnes, parce que ça peut rappeler à d’autres personnes ce qu’elles n’ont pas.
C’est complètement contre-productif de t’empêcher d’avoir ce que tu veux ou de savourer ce que tu as parce que d’autres ne l’ont pas. Plutôt qu’avancer avec ces énergies de honte et de culpabilité, j’aimerais vraiment que tu bascules dans la gratitude, dans la fierté, dans l’amour, dans l’amour de toi, dans l’amour des autres, dans l’amour de ta vie…
… et amener les crabes qui le souhaiteront à te suivre dans ces belles énergies-là.

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