L ecole detruit notre potentiel et notre confiance en nous
Mes pensées & réflexions

L’école détruit notre potentiel et notre confiance en nous

L ecole detruit notre potentiel et notre confiance en nous

Cela fait un moment que ce sujet d’article me trotte dans la tête, mais jusqu’à aujourd’hui je n’étais pas prête à écrire publiquement dessus. Je pense que ce sera l’article le plus intime que j’ai publié jusque là, à la fois car c’est un sujet pour lequel j’ai beaucoup d’engouement et à la fois car je vais partager des expériences très personnelles (et bien entendu, il s’agit de mes idées et mes expériences et les vôtres peuvent être différentes). Mais parler de ce sujet vous permettra certainement de comprendre les valeurs qui me tiennent à cœur. Bref, je me lance !

 

Je pense que l’école est nocive pour l’épanouissement.

 

Lorsque je vois des enfants, je vois beaucoup de créativité, d’imagination et d’ambition. Les enfants n’ont pas encore de limites, pour eux tout est possible. Lorsqu’un enfant dit « Plus tard, je serai astronaute », il y croit, pour lui c’est possible ! C’est ce que j’aime énormément chez les enfants : ils n’ont pas encore toutes les barrières des adultes. Et l’école participe à créer ces barrières.

Chaque enfant a un potentiel énorme. Parce qu’il est unique : il a sa personnalité, ses talents, ses qualités, ses intérêts…

 

Et déjà, l’école ne respecte pas cela.

A l’école, on suit un programme imposé, qui ne respecte ni notre rythme ni notre curiosité naturelle. On peut passer des heures sur une chaise à attendre que finisse un cours sur un sujet qui nous ennuie profondément, avec parfois un prof qui lui aussi compte les heures.

Peu importe ce qui passionne l’enfant, peu importe le rythme et les conditions de travail les plus efficaces pour lui : à l’école, c’est tout le monde dans le même panier !

Du coup, l’enfant s’ennuie et se laisse porter. Sa créativité s’étouffe. D’ailleurs, au passage, les cours de musique et d’arts plastiques sont souvent considérés comme secondaire et pas important. Pas assez « nobles ».

(D’ailleurs, petit aparté sur les conditions de travail adaptées à l’enfant : pendant très longtemps je bégayais et j’étais incapable de parler devant un public. Alors vous vous doutez qu’il y a eu de nombreuses occasions non-adaptées à ma personne, où je me suis retrouvée en pleurs devant toute une classe, totalement humiliée et honteuse. Comme souvent, c’est la confiance en soi qui est en première ligne.)

 

A l’école, on fait subtilement comprendre à l’enfant s’il a de la valeur ou non.

Je m’explique avec un exemple très concret. Pendant toute ma scolarité j’ai été une élève modèle : sérieuse, polie, de très bons résultats, pas une seule heure de colle… J’avais une certaine réputation, les profs qui me connaissaient savaient que je ne posais pas de problème.

Lorsque je suis arrivée en première, j’ai eu de grosses difficultés en maths. J’y mettais toute ma bonne volonté, mais ça coinçait. Et lorsque je demandais de l’aide à ma prof, elle m’envoyait balader ; pour moi, c’était l’incompréhension, et bien sûr mes difficultés ne se réglaient pas.

Et puis du jour au lendemain, elle s’est mise à me porter beaucoup d’attention durant les cours ; elle me demandait régulièrement si j’avais compris ou si elle devait ré-expliquer, elle venait me voir à la fin du cours pour répondre à mes questions etc… Changement total !

La raison ? Elle me l’a expliqué ensuite : en salle des profs, elle s’était plainte de moi, disant que j’étais une mauvaise élève qui ne faisait aucun effort et qui n’arrivait à rien. Du coup tous mes anciens professeurs lui ont dit être très étonnés, vu ma « réputation ». Ils lui ont expliqué que c’était bizarre, que ce n’était pas mon genre.

C’est à ce moment-là qu’elle a réalisé que je n’étais pas une feignasse, mais une élève en difficulté.

Et c’est à ce moment-là qu’elle a totalement changé de regard sur moi et qu’elle m’a aidé. Grâce à elle, mes résultats se sont améliorés.

 

Tant mieux pour moi, je m’en suis bien sortie. Mais je trouve cette anecdote révoltante.

Et si je n’avais pas eu ma réputation de bonne élève, est-ce que cette prof m’aurait laissée sur le bord de la route sans m’aider ?

Très certainement, puisque c’est ce qui se passe pour de nombreux élèves. Leurs professeurs se disent que c’est déjà foutu, qu’ils ne méritent pas d’être aidés, qu’ils n’en valent pas la peine… Résultat : ces élèves se laissent couler, s’enlisent de plus en plus dans leurs difficultés, et se croient nuls et sans valeur puisque c’est ce qu’on leur renvoie d’eux. Beaucoup de potentiel gâché et d’estime de soi abîmée.

 

De plus, l’école nous fait croire qu’il n’y a qu’une seule forme de réussite.

Avoir de bonnes notes, dans des matières reconnues : pour l’école, c’est ça la réussite et l’intelligence.

On insinue aux enfants que s’ils ont de mauvaises notes, alors ils sont idiots, inférieurs aux autres, bons à rien. On limite l’enfant à des notes et des matières, on ne prend pas en compte toute sa richesse intérieure. Un enfant peut être mauvais à l’école, mais avoir une grande empathie, être passionnée de cuisine et avoir une facilité naturelle à aller vers les autres ; cela ne compte pas ?

 

Un individu, c’est tellement plus que des notes de français, de maths et de géographie.

Beaucoup d’enfants souffrent de n’être jugés qu’à leur bulletin, et se sentent dévalorisés : encore une fois, leur confiance en eux en prend un sacré coup.

Et ça marche aussi pour ceux qui ont de bonnes notes : ils ont l’impression que leur valeur ne tient qu’à ces bonnes notes, et se mettent la pression pour garder leur niveau et que l’on reste fier d’eux. Lorsque les notes sont moins brillantes, là aussi la confiance en soi en souffre.

 

Puis viennent les questions d’orientation. Là aussi, le potentiel de l’enfant est étouffé.

Parce qu’on a décidé qu’il y avait les vrais métiers, et le reste.

Les tests d’orientation nous le font bien comprendre : je me souviens que jamais « illustratrice » ne m’a été proposé, car pas considéré comme un vrai métier. Cependant j’ai eu « professeur d’arts plastiques » qui là est un vrai métier, utile, reconnu, avec un salaire fixe etc…

 

Qui a décidé quels métiers étaient utiles ou non ? Est-ce que les tests d’orientation proposent « cascadeur », « écrivain », « créatrice de bijoux » ?

L’enfant arrive avec ses rêves et ses ambitions, et on lui fait comprendre que s’ils ne font pas partie de la bonne liste, alors ils n’ont pas de valeur : « Laisse tes rêves de côté, et rentre dans le moule ».

J’ai toujours su ce que je voulais faire, pourtant l’école ne m’a pas aidé : lorsque je parlais de mon avenir, certains profs me riaient clairement au nez et me disaient d’être raisonnable et de viser d’autres choses plus réalistes et sérieuses.

Et lorsqu’il en est de même à la maison (ce qui heureusement pour moi n’était pas mon cas) les rêves des enfants se trouvent complètement tournés en ridicule et brisés. Parce que oui, dans cet article je parle du mal dû à l’école, mais dans certaines familles les parents ne sont pas en reste non plus…

 

Ce genre de choses crée des croyances qui poursuivront l’enfant dans toute sa vie d’adulte. Et au-delà de ça, cela crée aussi de futurs adultes malheureux.

Parce que de fil en aiguille, pour rentrer dans le moule et avoir une vie « convenable » (= qui convient aux autres) ils se retrouvent dans des métiers qui ne les épanouissent pas.

Leurs rêves d’enfant sont dans une boîte « regrets » bien au fond d’eux ; heureusement certaines personnes ont le courage d’ouvrir cette boîte plus tard pour donner une chance à leurs rêves, et ces personnes ont toute mon admiration.

Nous avons donc des enfants qui ne voient plus leur propre valeur, à l’estime de soi abîmée, et qui ne croient plus en leurs rêves.

 

Ajoutons maintenant le harcèlement scolaire.

Sujet délicat, et pourtant beaucoup trop connu. C’est difficile pour moi d’écrire à ce propos, mais c’est important pour que vous compreniez les valeurs qui me tiennent à cœur dans mon travail.

Comme beaucoup, beaucoup trop de personnes j’ai connu le harcèlement scolaire. On me touchait comme si j’étais une chose, on se moquait de moi, on m’humiliait. Je me souviens de mots terriblement blessants, comme « monstre » qui est certainement le plus douloureux. C’est quelque chose qui a énormément abîmé ma confiance en moi.

 

Malheureusement, ce genre de choses est banalisé par les adultes, parents et professeurs.

« Oh, débrouille-toi seule, tous les jours tu as un problème, tu nous fatigues ! »
« Ignore-les, ils finiront par se lasser . »
« Pfff, ce sont des gamineries, tu en fais toute une histoire. »

Et ainsi de suite… Malheureusement, je pense que ce genre de phrase parleront à plusieurs personnes, et j’en suis désolée.

 

L’école est aussi, pour trop de personnes, liée aux premières agressions sexuelles.

Ça aussi, ça nous poursuit pendant des années, et ça s’immisce dans notre vie d’adulte. La première pour moi (car dans une vie de femme malheureusement les agressions sont rarement uniques) était au collège ; pendant une heure de permanence l’élève à côté de moi a mis sa main sur ma cuisse et s’est rapproché peu à peu vers l’intérieur.

J’étais totalement terrorisée et incapable de réagir, notamment parce qu’on m’a appris à prendre sur moi plutôt qu’à me défendre. Je me suis sentie « sauvée » par la sonnerie de la récréation, je ne suis jamais sortie aussi vite d’une salle. Lorsque, terrifiée, j’en ai parlé à mes amies de l’époque, j’ai eu droit à une réponse sèche et terrible : « Tu devrais être contente, ça veut dire que quelqu’un s’intéresse enfin à toi ! ».

Je me suis sentie tellement honteuse et sale. Je me suis aussi sentie coupable, pendant très longtemps. Ces sentiments, trop de filles les connaissent. Et lorsque ça se passe à l’école, il faut évidemment continuer à vivre en croisant la ou les personnes dans la cour de récré ou dans sa propre classe. Là encore, la confiance en soi souffre beaucoup ; on se dévalorise, on s’écrase et on a honte.

 

Ce cocktail d’expériences que nous offre l’école nous laisse une confiance en nous bien écorchée.

Vous l’aurez compris, je trouve que l’école est un environnement très destructeur pour les enfants et les adultes qu’ils deviendront. On détruit leur estime d’eux-même, leurs rêves, l’image qu’ils ont d’eux…

Et par la suite, c’est un travail sur des années et des années pour se réparer peu à peu. Il faut modifier ses croyances, re-découvrir sa vraie valeur, se reconstruire et reprendre confiance en soi.

Je parle évidemment de l’école « classique », je sais que de nouveaux systèmes émergent où les professeurs ont des classes plus petites et sont plus à l’écoute des enfants, de leurs intérêts et de leurs personnalités, et c’est une très bonne chose.

 

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout cela, dans cet article interminable ?

Pour que vous me compreniez davantage. Si cela me tient tellement à cœur de créer pour que des personnes réalisent leurs rêves et aient confiance en elles, c’est parce que c’est étroitement lié à mon expérience personnelle.

J’ai envie que chaque personne soit fière d’elle et ait conscience de tout le potentiel qu’elle a en elle. J’ai envie que chaque personne réalise les rêves qui lui tiennent à cœur. Je pense qu’être épanouie est la plus belle chose dans la vie, et pour moi c’est évidemment lié à la confiance en soi.

La vie détruit tellement les rêves et la confiance en soi, que c’est important pour moi de participer à leur reconstruction.

J’ai envie, à ma façon et avec mes talents, de mettre en valeur cette enfant en vous pour qui tout était possible, avec sa personnalité unique, ses ambitions et son sourire. Grâce à mon art, je veux vous mettre en lumière, pour vous redonner la valeur que vous méritez et qui, peut-être, s’est détruite au fil du temps. Je veux que vous vous sentiez écoutée, comprise, soutenue.

 

Je veux créer du beau pour vous, pour essayer d’atténuer un peu tout le laid que vous avez connu.

 

Je vous remercie sincèrement, vous qui avez lu jusqu’au bout. C’était un article difficile à écrire, très remuant et faisant ressortir beaucoup d’émotions, mais c’était important pour moi de partager cela avec vous. Si vous pensez qu’il peut intéresser des gens, partagez-le.

Et pour découvrir mon travail de graphiste-illustratrice et comment je mets du beau dans la vie des gens, en leur permettant de réaliser ce qui leur tient à coeur, visitez mon book en ligne.

 

Merci

 


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11 Comments

  1. J’adore ta prose, tu sais si bien écrire, tes phrases se déroulent d’elles -mêmes en plus du fond qui est très intéressant et malheureusement tellement vrai pour tant d’enfants.
    Je suis d’accord avec tout ce que tu dis, rien à redire, tu as bien analysé la situation actuelle. Heureusement qu’il y a des écoles alternatives qu arrivent en force, car on peut angoisser de se dire qu’on va envoyer son enfant dans la fosse aux lions.

    1. Manon Godard says:

      Merci beaucoup Anne pour ce compliment ; j’avoue écrire au fil de ma pensée, je laisse les phrases venir. D’après les différents retours de la part de parents, ce que moi j’ai vécu est toujours d’actualité pour encore trop d’enfants. Mais il faut rester optimiste, je suis convaincue qu’individuellement on peut faire évoluer le monde 🙂

  2. PS : C’est un bon article, tu n’as pas a t’inquiéter d’affirmer ce que tu penses ! Ta vision est aussi légitime qu’une autre ! 😀

    1. Manon Godard says:

      Merci infiniment, ça me touche beaucoup ♥

  3. Même si je suis instit’ (OH MON DIEU !! non t’inquiète pas :p ) , je trouve aussi que la valorisation de l’enfant dans le système éducatif n’est pas comme il faudrait.
    Et comme tu le précise qu’il n’y a qu’une forme de réussite qui soit exposée.
    C’est pourquoi avec mes élèves, j’essaye toujours d’être le plus juste possible et de valoriser les talents de chacun(e)s : ils ne feront pas tous de grandes études, mais peu importe ! Du moment qu’ils/elles trouvent leur voie et s’épanouissent plus tard, c’est le plus important. J’en avais un l’année dernière, il voulait devenir plombier, mais je trouve ça super ! Et un autre qui voulait devenir directeur de camping pour que les gens soient heureux et s’amusent, c’est pas beau ça comme projet de vie ?!!!

    Je les laisse beaucoup s’exprimer, et prend le temps d’instaurer un climat propice pour les élèves. Pour certains c’est une « perte de temps vis à vis du programme » (ah ce sacro-saint programme … !!!), mais pas pour moi au contraire !
    Pas plus tard qu’hier, un élève me montre un dessin, il me demande « est-ce que c’est beau maîtresse ? », moi je lui dis « Et toi ? Est-ce qu’il te plait ? Est-ce que tu es fier de ce que tu as fait ? », « Oui ! « , « Alors c’est le plus important ! »
    C’est essentiel de leur donner confiance en eux et de les rendre autonome, bien plus même que le COD ou les polygones particuliers. (je crache pas non plus sur les savoirs, mais bon … y a pas que ça dans la vie quoi ! Enfin, j’espère que tu comprends mon point de vue ahah !!)

    Je déplore qu’il n’y ai pas assez de bienveillance … il y en a, je ne dis pas le contraire, mais le système qu’on a imposé, cette peur de l’avenir et de la réussite gangrène beaucoup de chose ! Les choses commence un peu à changer avec une nouvelle vague de PE, plus ouverts. J’espère que tout ça portera ses fruits ! *monde des bisounours*

    1. Manon Godard says:

      Ton commentaire illumine ma journée ! Merci beaucoup ! Je rejoins à 100% ton point de vue. Ce sont les personnes comme toi qui me donnent de l’espoir et de l’optimisme pour le futur 🙂 Bravo et merci pour ta façon de penser et d’agir avec tes élèves, je suis certaine que ça portera ses fruits !

      1. Tu es heureuse, je suis heureuse, ON EST TOUS HEUREUX youhou ! 😀
        Ta réponse fait chaud au cœur aussi ♥

  4. Bravo pour cet article Manon, bravo pour ton courage et ta sincérité. Tu peux être fière de toi. J’imagine à quel point ça a été dur de repenser à tout ça et de le partager sur la toile. Mais tu as bien fait, beaucoup de personnes vont se reconnaître dans ton témoignage. J’en fais partie. Je me retrouve dans beaucoup de choses, le harcèlement, la perte de confiance en soi, les notes …
    Les cours d’arts plastiques et de musique étaient une vraie bouffée d’air frais pour moi au collège. A ma grande surprise, certains élèves détestaient ces cours. Je n’ai jamais compris pourquoi. Mais aujourd’hui, je pense que la notation étaient en cause. Selon moi, ces deux matières ne devraient pas être évaluées par des notes. Comment noter le dessin d’un élève de collège ? Pourquoi sanctionner par une mauvaise note un élève qui n’apprécie pas le cours de musique qui lui est proposé. La musique et les arts plastiques sont vraiment des domaines très personnels, et personne, pas même un professeur, ne devrait pouvoir juger le talent et les goûts d’un élève. Donner une note à un dessin, qui plus est une mauvaise note, est la meilleure façon de détruire l’imagination et la créativité. Surtout à cet âge.
    Il serait plus judicieux de donner des conseils constructifs à l’élève, de lui donner des références artistiques en lien avec son propre style ou d’autres références pour qu’ils puissent étendre son champs de réflexion. Laisser la parole aux élèves me semble aussi indispensable. A quoi bon forcer les élèves à jouer des morceaux de musique qu’ils n’aiment pas, à quoi bon les forcer à dessiner un paysage s’ils préfèrent dessiner des mangas ! Ces cours devraient être un moment de liberté et non de contraintes.
    Il est également important que tu ais réussi à parler du harcèlement scolaire. On en parle de plus en plus dans les médias mais ça reste un sujet tabou. Comme tu l’as bien expliqué dans ton article, on répond beaucoup trop souvent aux élèves victimes que ça va se passer, qu’il faut laisser courir, qu’il faut ignorer tout ça. Le plus grave, c’est que parfois, les professeurs sont complices de ce harcèlement par leur manque de réaction. Ils voient un élève en difficulté mais ne font rien pour l’aider car ils ne veulent pas de problème ou estiment que ce n’est pas de leur responsabilité. L’élève en question se trouve donc seul dans sa détresse, les professeurs ne réagissent pas, sa famille lui dit que ça va se tasser et ses amis lui répondent parfois qu’il l’a bien cherché. A ne rien faire, les choses peuvent aller beaucoup trop loin comme tu l’as écrit.
    Un grand merci pour ton article Manon. Malgré ce dur témoignage, ton article fait du bien et donne beaucoup d’espoir !

    1. Manon Godard says:

      Je trouve ta réflexion sur la notation dans les cours d’arts plastiques et de musique vraiment très, très intéressante. Merci de l’avoir partagée ici 🙂 Je rejoins totalement la suite de ton commentaire, sur le harcèlement ; j’ai aussi le sentiment que l’on en parle de plus en plus, et j’espère que cela permet de faire évoluer les choses. Encore merci pour ton commentaire et ta bienveillance Pauline !

  5. sacré article… tu te livres beaucoup, ça n’a pas du être facile. ma scolarité a été beaucoup plus sereine que la tienne. cela dit, je ne me suis pas orientée vers la voie que j’avais choisie car mes parents ne considéraient pas ce métier comme ayant des « débouchés ». et aujourd’hui, 20 ans plus tard, je me reconvertis pour y aller quand même… tu as raison de mettre tout cela en lumière, ça commence un tout petit peu à bouger dans les milieux scolaires.. les parents aussi, comprennent certaines choses. j’ai une fille extra, mais qui ne rentre clairement pas dans le moule de l’éducation nationale (toujours perdue dans ses livres, mais qui a du mal a se concentrer sur des choses trop scolaires..). elle a lu la chance l’année passée de tomber sur une maitresse de CM2 qui l’a bien comprise, et qui l’a beaucoup encouragée et valorisée. elle aussi a vu les qualités de ma fille, qui ne sont pas scolaires.. en tout cas ton métier colle effectivement très bien a tes valeurs, d’où ton épanouissement !

    1. Manon Godard says:

      Merci pour ton partage d’expérience ! En effet pour beaucoup de personnes on constate que les parents orientent l’enfant vers une voie qui ne l’épanouie pas toujours. Bravo pour ta reconversion ! Et je suis ravie que ta fille ai été accompagnée par une maîtresse bienveillante 🙂 Je pense qu’il est primordial que les enfants soient valorisés et encouragés, pour leur future vie d’adulte.

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