4 – Te fixer des objectifs autrement, pour mieux les atteindre

Dans cet épisode…

Se fixer des objectifs est censé nous motiver et nous faire avancer ; mais cela vient souvent avec de la pression, de la comparaison… et la possibilité d’échouer, qui impacte l’estime de soi.

Dans cet épisode, je t’invite à penser les objectifs autrement, et à les définir d’une façon qui fait sens pour toi ; en partant non pas de ce que tu souhaites atteindre, mais de ce que tu souhaites ressentir.

Car derrière chaque objectif, il y a bien souvent une question d’identité : comment tu veux te sentir, qui tu veux être… et si tu commençais par là ?

Transcription

L’autre jour, je suis tombée sur une conversation sur internet, où une des personnes disait : « J’ai compris que se fixer des objectifs, c’est aussi se fixer des critères d’échec ».

J’ai beaucoup à penser à cette phrase, parce que se fixer des objectifs est un thème récurrent avec les personnes que j’accompagne, et c’est vrai qu’il y a souvent cette pression liée aux objectifs qu’on se pose.

Comme le dit cette personne : à partir du moment où tu te poses un objectif, tu te poses la possibilité d’échouer, la possibilité de ne pas atteindre cet objectif.

 

Et du coup, au lieu d’être un moteur, ça peut devenir vraiment une pression et un stress de te fixer des objectifs. Et au bout du compte, ça peut même venir affecter ton estime de soi.

 

Je pense notamment à tout ce truc de poser des résolutions en début d’année, ou le vision board de ce que tu as envie de faire cette année, puis tu arrives en décembre et tu te rends compte que t’as réalisé que, je sais pas, x choses que tu avais mis sur ton tableau. Et du coup, ça peut venir réveiller ce truc de « Je suis nul·le, je ne suis pas capable, je n’ai pas réussi, j’ai échoué… ». On en revient à ça.

 

Et je repensais à une cliente qui, justement, avait apporté ce sujet de poser des objectifs, sachant que ça partait déjà d’un « il faut ».

 

Dans son cas, elle était entrepreneuse et il y avait vraiment ce truc de « pour être une bonne entrepreneuse, je dois me fixer des objectifs business ».

 

Et donc, elle avait ce « Je dois me mettre des objectifs pour être une bonne entreprise, mais dans la matière, je n’arrive pas à fixer des objectifs. C’est vraiment un truc lourd pour moi, et à partir du moment où je fixe l’objectif, je sens toute cette lourdeur autour. »

 

Et c’est pour ça que cette phrase, « se fixer des objectifs, c’est aussi se fixer des critères d’échec », je la trouve très puissante parce qu’elle met le doigt sur ça, en fait.

Est-ce que finalement, naviguer sans objectifs n’est pas plus léger ?

Et en même temps, on prend le risque de pas avancer concrètement et poser des actions concrètes vers ce qu’on désire. Donc, c’est un un espace subtil à naviguer.

 

Et ce que j’aimerais apporter ici, c’est de peut-être penser les objectifs en eux-mêmes autrement, pas en des choses à atteindre, des cases à cocher, des lignes d’arrivée à traverser, mais plus dans l’être, dans le ressentir.

 

Parce que souvent, derrière les objectifs qu’on se fixe, il y a déjà ce truc de « Comment je veux me sentir une fois que j’aurai réalisé ça ? », « Quelle personne je veux être une fois que j’aurai réalisé ça ? ».

 

Mais tu peux aussi faire le chemin à l’envers et te demander d’abord qu’est-ce que tu veux ressentir ?  Qui tu veux être ? Qu’est-ce que tu veux créer ? Quelles émotions tu veux vivre ?

 

Et ensuite, redescendre d’un cran et te dire « Ok, par quelles actions ça peut passer ? ». Et ces actions, tu les fais ou pas, tu pioches dedans ou pas.

 

Le gros objectif, c’est comment tu veux te sentir.

 

Et on est beaucoup moins dans ce truc de « Je peux échouer », parce que le ressenti, ça se navigue et tu peux le ressentir de mille et une façons.

 

Un exemple qui me vient, c’est que dans le chemin classique, tu pourrais te dire « Ok, je me fixe l’objectif de déménager dans six mois. » Bah si dans six mois, tu n’as pas déménagé, là tu ressens de l’échec, de la frustration et compagnie. Mais derrière ce déménagement, ce qui se trouve, c’est l’envie d’être bien chez toi, l’envie d’être dans un environnement qui te plaît, d’être dans un cadre de vie qui te nourrit…

Si tu redescends d’un cran, peut-être que ça, ça peut passer par changer la déco de ton appartement. Si tu veux déménager pour avoir un bout de jardin et avoir un potager, peut-être que pour déjà ressentir le plaisir de cultiver tes propres produits, tu peux prendre un petit pied de tomate sur le bord de ton balcon.

 

Tu vois, on part de ce qui se cache derrière l’objectif pour refaire le chemin inverse.

Et dans six mois, peut-être que tu n’auras pas déménagé, mais peut-être que tu te seras senti beaucoup mieux dans ton environnement. Peut-être que là où tu te trouves actuellement, qui n’est pas ton endroit de kiff suprême, tu auras navigué ce « je me sens bien chez moi ». Peut-être qu’en te promenant, tu auras découvert un parc que tu n’avais jamais vu, dans lequel tu te sens trop bien, et qui fait que finalement, tu l’aimes un petit peu plus la ville où tu te trouves. Tu vois l’idée ?

 

Parce que se poser des objectifs pour poser des objectifs, vouloir des choses parce qu’on se rend compte qu’on doit les avoir cochées… des fois, une fois qu’on a atteint l’objectif en question, on se rend compte que ça ne nous a pas tant nourri que ça, parce qu’il n’y avait pas de vrai sens derrière pour nous.

 

Ce n’était pas un objectif à nous, c’était un objectif absorbé par l’extérieur. Tout comme l’objectif lui-même de se fixer des objectifs. Comme je le disais, cette fameuse cliente qui se disait que « il faut que je me fixe des objectifs. »

Qui dit ce qu’il faut ? D’où il vient ? D’ailleurs, dans son cas, il y avait cette notion de « il faut que je fixe un objectif chiffré« . Et la notion de chiffré aussi la bloquait. Tel nombre de clientes, tel chiffre d’affaires… ça bloquait. Parce que ça n’avait pas de sens pour elle.

 

Le chiffre en lui-même était impalpable, il n’y avait pas d’émotion derrière.

 

Et donc de la même façon, tu peux chercher ce qu’il y a derrière le chiffre.

 

De te dire « Je dois avoir 10 000€ de chiffre d’affaires parce que c’est le chiffre qui revient tout le temps sur Instagram et comme ça je serai une bonne entrepreneuse, je serai l’entrepreneuse à succès que je veux être », peut-être que ça n’aura aucun sens pour toi.

Par contre, de te demander : « Ok, je veux me sentir en succès. C’est quoi le succès pour moi ? C’est de pouvoir aller au restaurant une fois par mois, pouvoir avoir tant d’euros d’économie régulièrement… », là tu peux redescendre dans l’être et ça peut t’amener vers des données chiffrées.

Parce que si ce qui compte pour toi, c’est d’aller au restaurant une fois par mois, de te faire masser une fois par mois, de pouvoir économiser tant d’euros pour tel voyage qui te fait plaisir, ou alors c’est le voyage en lui-même, c’est de pouvoir voyager comme tu veux, de pouvoir traverser la France selon où tes clientes se trouvent, etc… Là, tu vas redescendre sur des données chiffrées. « J’ai besoin de combien d’argent pour cette vie-là qui me fait rêver, cette vie qui me donne envie ? »

 

Et donc, au lieu de prendre le 10 000€ d’Instagram, tu vas prendre un chiffre qui aura du sens pour toi.

 

Ça sera beaucoup plus porteur.

C’est pareil si tu te racontes que tu dois avoir beaucoup de clientes pour avoir du succès : non, tout est relatif, c’est selon ton système business, c’est selon tes offres. Peut-être que pour te sentir en succès, une cliente par mois, c’est assez pour toi.

 

Donc il y a aussi ce truc de prendre tes objectifs à toi et ne pas prendre les objectifs des autres.

 

C’est important de le rappeler. Parce que si tu prends les objectifs des autres, les critères d’échec ne sont pas les tiens et les critères de réussite ne sont pas les tiens. Donc, pars de toi pour que ça ait du sens.

 

Et comme je le disais plus tôt, j’invite vraiment à se connecter à comment tu veux te sentir, quelle personne tu veux être. Parce que les objectifs, vraiment important, c’est ça. C’est pas tant le comment, c’est pas tant les cases à cocher, mais c’est comment toi, tu vas te sentir dans ta propre vie.

 

D’ailleurs, on peut changer le mot objectif aussi, et poser plutôt tes envies, tes intentions, tes directions.

 

Tu sens comme là, tout de suite, on enlève aussi cette pression d’échec. Parce qu’on vient dans quelque chose de beaucoup plus fluide, de beaucoup plus mouvant, parce qu’en partant de comment tu veux te sentir et de qui tu veux être, peut-être que le chemin ne passera pas par la liste à cocher que tu aurais fait de base.

 

Si tu veux te sentir riche, peut-être que ça passera pas par 10 000€ de chiffre d’affaires. Peut-être que ça prendra une autre forme, peut-être que l’argent viendra par un autre chemin, mais qu’au bout du compte, l’envie de te sentir riche, elle sera là. Peut-être même que ça passera pas par l’argent.

 

Donc c’est pour ça que je t’invite, si ça te parle, à voir les objectifs avec ces nuances-là, pour aussi moins te décourager dans la réalisation de tes objectifs. Parce que si ta liste à cocher que tu as fait au départ, deux mois après tu la regardes et ça ne vibre pas du tout parce qu’il n’y a pas le sens derrière, tu vas te décourager, ou alors tu vas te forcer à faire pour faire.

Quand tu te connectes à ce que tu veux vivre, à qui tu veux être, je t’assure que la motivation sera plus présente.

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